Après deux mandats de conseillère, Marie-Paule Caron propose sa candidature à la mairie de Saint-Boniface.

Mairie de Saint-Boniface: Marie-Paule Caron veut succéder à son cousin

Après un an de réflexion, Marie-Paule Caron décide d'offrir sa candidature pour devenir mairesse de Saint-Boniface. Si elle y parvient, elle succédera à son cousin, Claude Caron, qui occupe le poste depuis 2009.
M. Caron avait déjà annoncé qu'il ne prolongerait pas son expérience au-delà de deux termes. L'automne dernier, il avait mentionné qu'il était convaincu «à 90 %» qu'il ne solliciterait pas un troisième mandat. Il confirmera publiquement cette décision lors de la prochaine assemblée régulière, le 5 juin.
Marie-Paule Caron avait également été élue comme conseillère en 2009. Elle s'était alors jointe à l'équipe de son cousin. Au siège 2, elle avait battu assez facilement la conseillère sortante, Nicole L. Jobin. Comme tous les autres membres du conseil de Saint-Boniface, Mme Caron avait été réélue sans opposition en 2013.
«Après deux mandats comme conseillère, je suis prête à faire le saut», témoigne-t-elle.
Mme Caron a déjà établi ses priorités si elle est élue le 5 novembre. La première consistera à fouiller le dossier d'assainissement des eaux usées, dont la réalisation n'est toujours pas complétée. En octobre 2008, l'ex-maire Gilles Bellemare avait fièrement annoncé la confirmation de l'aide financière du ministère des Affaires municipales et des Régions. Depuis ce temps, la Municipalité a dû répondre à de multiples demandes des fonctionnaires, de sorte que l'investissement de près de cinq millions de dollars n'a toujours pas été réalisé.
«Ça fait près de 10 ans que ça traîne», déplore Mme Caron. «Il faut en finir! C'est inacceptable qu'en 2017, nos eaux usées se déversent toujours dans la rivière Saint-Maurice (via la rivière Blanche). Je veux réviser ce que nous avons fait. Peut-être qu'on a fait des erreurs, mais il faut analyser tout ça pour savoir où on s'en va. Il faut aboutir!»
Avec la croissance démographique constante de la municipalité, l'aspirante souhaiterait réaliser une grande consultation pour identifier clairement les priorités de la population afin d'améliorer la qualité de vie du milieu. «Nous avons déjà beaucoup d'infrastructures pour les jeunes familles, mais j'aimerais regarder ce qu'on peut faire de plus», mentionne-t-elle.
Sa troisième priorité, mais possiblement la plus urgente selon la candidate, consisterait à rétablir l'harmonie à l'hôtel de ville. La conseillère ne le cache pas, les dernières négociations pour le renouvellement de la convention collective avec les employés municipaux ont laissé de profondes cicatrices.
Les deux parties se sont entendues sur un contrat de cinq ans en décembre, après une longue bataille ponctuée de menaces d'abolitions de postes avec, en trame, une guerre d'usure sur les heures d'ouverture au bureau municipal.
«Ça a laissé des traces», reconnaît Mme Caron. «Au-delà des termes de l'entente, on a perdu un respect et une confiance qui s'étaient établis au fil des années. Ça s'est effrité. Il y a beaucoup de griefs qui s'accumulent.»
«Je veux poser les actions nécessaires pour que nos employés se sentent respectés, supportés et reconnus pour la qualité de leur travail», ajoute-t-elle.
Avant de se lancer en politique, Mme Caron était particulièrement connue pour son implication dans l'organisation de la balle lente à Saint-Boniface, autant pour les jeunes que pour les adultes. Au conseil municipal, elle a d'ailleurs hérité du dossier des loisirs depuis 2009.
La femme de 56 ans est retraitée de l'Aluminerie de Bécancour depuis juillet 2016. Elle y occupait un poste de technicienne en hygiène industrielle depuis 29 ans.