La comédie musicale Chicago prend l'affiche en fin de semaine à la salle Anaïs-Allard-Rousseau.

Lumière sur Chicago

Pour leur neuvième comédie musicale, Les Productions de la 42e Rue ont opté cet été pour Chicago, qui donnera l'occasion au public d'entrer dans l'univers du cabaret à travers l'histoire de deux criminelles notoires. Quatre représentations seront offertes ce week-end à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture, soit vendredi et samedi à 20 h, de même que samedi et dimancheà 14 h.
Douze comédiens, cinq danseuses, sept choristes et une douzaine de musiciens serviront cette comédie musicale qui permettra au public de suivre le destin houleux de Roxie Hart et de Velma Kelly, qui se rencontrent en prison, la première pour avoir tué son amant et la seconde pour le double-meurtre de sa soeur et de son mari. Deux femmes qui baigneront dans un système corrompu jusque chez les avocats, les gardiennes de prison et les journalistes, mais aussi dans l'ambiance des cabarets jazz des années 20, où elles évolueront aussi. 
Aidé par le cinéma qui lui a donné une superbe visibilité avec les Catherine Zeta Jones, Renee Zellweger, Richard Gere et compagnie, Chicago a atteint une cote de popularité qui souriait aux responsables de la troupe et qui a happé l'intérêt de la trentaine d'artistes qui se retrouveront sur scène. 
Cette production pose néanmoins quelques solides défis, le tout premier étant relié à la danse, volet qui prend beaucoup de place au coeur de cette comédie musicale. Or, le défi est double du fait qu'à Trois-Rivières, quand vient le temps de passer des auditions, on trouve beaucoup plus facilement des comédiens et des chanteurs que des danseurs, fait valoir le comédien-chanteur Philippe Champagne. 
«On avait Chicago en tête depuis longtemps, mais on hésitait justement pour les aspects techniques et pour la portion danse, sauf qu'on est parvenu à trouver des danseuses qui ont de l'expérience et qui pouvaient servir la sensualité du spectacle», dit-il. «Chicago, pour les danseuses, c'est du bonbon, comme
Les Misérables était du bonbon pour les chanteurs.»
Ce spectacle est composé d'une série de numéros qui seront honorés par des artistes d'ici qui commencent à avoir de l'expérience en matière de comédies musicales, que l'on pense à Jessika Munger, qui campera Velma; à Catherine Lacerte, l'Éponine des Misérables, qui jouera ici le premier rôle de Roxie, sans compter Philippe Champagne, qui incarnera l'avocat Billy Flynn et qui, à ce jour, n'a manqué qu'une seule des neuf productions. 
Manon Carrier, qui a l'habitude des premiers rôles dans cette troupe, occupera cette fois un personnage un peu moins présent. Son travail au sein de cette production n'en est pas moins considérable puisque c'est à elle que l'on doit la traduction de cette comédie musicale, tant pour les dialogues que pour les paroles de chansons. La mise en scène sera l'oeuvre de William Lévesque, qui signe aussi les arrangements musicaux.
Pour une rare fois, les musiciens seront d'ailleurs partie prenante du spectacle, note Philippe Champagne. «L'orchestre sera complètement sur scène, comme si on avait un jazz band, et pour la première fois, il y a de l'interaction avec eux. Les musiciens seront dans l'action. Ils ne seront pas qu'une trame sonore cette fois.» 
Rappelons que cette comédie musicale tient l'affiche sur Broadway depuis 18 années consécutives, rien de moins, et qu'elle est tirée à la base d'une pièce de théâtre écrite en 1926, inspirée par un véritable fait divers survenu en 1924.