Lucie DeBons

Lucie DeBons à nouveau sur les rangs

Après avoir traversé le dossier le plus émotif de sa carrière politique, Lucie DeBons sollicite à nouveau la confiance des électeurs du district du Rocher, à Shawinigan, lors des élections municipales du 5 novembre.
Présidente du comité de toponymie, l'expérimentée conseillère a hérité du délicat dossier de l'harmonisation des noms de rues lorsque le conseil municipal a décidé, à l'unanimité, que le temps était venu de procéder. L'intention a été annoncée en 2014, les esprits se sont échauffés en 2015, mais l'exercice a finalement été complété selon les échéanciers prévus.
Mme DeBons est loin de se faire une gloire personnelle de la réalisation de cette importante étape dans l'histoire de la ville de Shawinigan fusionnée. Dès son premier mandat en 2001, elle militait pour une harmonisation rapide, mais plusieurs collègues autour de la table n'osaient pas appuyer sur ce bouton. Aujourd'hui, ce dossier se retrouve enfin dans les affaires classées, mais elle insiste pour dire que le conseil municipal n'y serait jamais arrivé sans le consensus de tous les élus.
«J'ai fait le travail que j'avais à faire», commente-t-elle. «Il fallait que je reste forte malgré la critique. J'avais prévenu le conseil: on va procéder à l'harmonisation, mais on va travailler avec les citoyens. Il fallait consulter les gens. Nous avons fait le tour de tous les secteurs. Il y avait des critiques partout.»
«Une fois l'harmonisation terminée, je suis allée dans mon chalet dans le bois deux semaines et il était temps!», raconte Mme DeBons. «Quand je suis revenue, c'était correct. En seize ans de politique municipale, je me suis toujours dit que si je ne valais pas une critique, je ne valais rien!»
Même si ce dossier a évidemment pris beaucoup de place dans le dernier mandat, Mme DeBons fait remarquer qu'elle n'a jamais reçu autant d'appels de citoyens pour toutes sortes d'enjeux qu'au cours des quatre dernières années. Elle a ainsi pu mettre l'une de ses forces à profit, soit sa proximité avec les gens. 
«Je suis proche du monde», sourit-elle. «La disponibilité et l'écoute font la différence.»
Outre l'inoubliable comité de toponymie, Mme DeBons a notamment siégé sur de nombreux autres groupes de travail, comme par exemple les loisirs et la vie communautaire, la famille et les aînés et la sécurité incendie. La réfection de l'avenue de Grand-Mère et l'arrivée de Nemaska Lithium sur le site de l'ancienne Laurentide alimentent sa fierté.
Si la population du district du Rocher lui refait confiance, elle s'engage à travailler à l'implantation de jeux d'eau, possiblement au parc Florence Lawless-Lacroix.
«Ce serait le meilleur endroit pour les recevoir», croit-elle.
Elle voudrait aussi diversifier l'offre commerciale sur l'avenue de Grand-Mère, qui pourrait bénéficier d'un nouvel élan avec la création de la marina de près de 14 millions  $ annoncée récemment. Enfin, elle ne veut surtout pas revivre les insatisfactions liées au déneigement l'hiver dernier.
Rappelons que Steeve Carrey a aussi manifesté son intention de soumettre sa candidature dans le district du Rocher.