Luc Trudel

Luc Trudel présente ses excuses pour ses propos sur les tiers partis

Il arrive qu'on dise une chose en croyant en dire une autre. C'est ce qui vient d'arriver, et plutôt deux fois qu'une, au candidat péquiste de Saint-Maurice, Luc Trudel, alors que dans le cadre du débat qui avait lieu au Collège Shawinigan, il a comparé les tiers partis à des groupes communautaires. Un commentaire qui a semé un certain émoi dans les troupes péquistes, vendredi.
«Je comprends que les mots que j'ai utilisés dans le feu de l'action ont pu prêter à confusion, a reconnu le député sortant. Je voulais surtout parler de groupes de pression (et non de groupes communautaires) et insister sur le fait que cela provoque une division du vote. Je veux offrir mes excuses à tous les gens du milieu communautaire qui auraient pu être blessés ou choqués par ces propos-là. Ce n'est pas ce que j'aurais voulu dire, même si je reconnais que ce sont bien les mots que j'ai utilisés dans le contexte du débat et même de l'entrevue qui a suivie. La langue m'a fourché. Ce qui était dans le titre («Trudel traite les tiers partis de groupes communautaires») ce n'est pas du tout ce que je voulais dire.»
Il poursuit en rappelant que dans le cadre du débat, il fut question de l'importance de travailler ensemble, au lieu de s'opposer.
«Dans cette campagne-là, il y a des enjeux importants; l'éthique et la corruption dans la construction. J'ai dit que le gouvernement a posé des gestes et qu'il a des projets de société, de développement économique et social et que j'invitais les gens des autres partis à joindre le Parti québécois pour éviter le retour du Parti libéral. Dans le contexte du système parlementaire dans lequel on travaille, la réalité est que c'est un échange entre deux partis politiques principaux. Là où j'ai erré, c'est que j'ai comparé les tiers partis à des groupes communautaires, des syndicats et chambres de commerce, j'aurais dû dire des groupes de pression ou de revendication, qui sont là pour faire passer des idées, mais qui n'ont pas l'opportunité ni le pouvoir de véritablement changer les choses», de conclure M. Trudel.