L'or bleu dans le monde

Chaque année, la journée du 22 mars est consacrée à l'élément le plus vital à la vie sur Terre : l'eau. Au cours des 50 dernières années seulement, la pollution a réduit les réserves hydriques des pays en développement, et la surconsommation industrielle, agricole et résidentielle n'est pas sans influence sur la diminution de l'eau à l'échelle mondiale.
Alors qu'un citoyen d'Afrique consomme quotidiennement 30 litres d'eau par jour, celui d'Europe en utilise 200; tandis que l'américain bat tous les records avec une consommation moyenne de 500 litres par jour. Si au Québec l'eau est encore une ressource relativement abondante et accessible, la situation est tout autre ailleurs. L'accès à l'eau est d'ailleurs devenu source de conflits et on estime que cette situation va s'aggraver en raison des changements climatiques.
Source de toute vie, l'eau est pourtant devenue objet de commerce. L'eau fait-elle partie du patrimoine commun de l'humanité à titre de «bien collectif» gratuit et accessible ou doit-on plutôt la considérer comme une simple marchandise offerte selon la loi de l'offre et de la demande, au risque de devenir inaccessible pour les plus démunis?
 Un bien commun mal réparti
Toutes les 8 secondes, un enfant meurt en raison du manque d'eau potable. À l'heure actuelle, les conséquences de la diminution d'eau potable sont dramatiques: on estime à 10 millions, le nombre de personnes qui meurent chaque année à cause de la mauvaise qualité de l'eau ou parce qu'ils n'ont pas accès à l'eau potable.
De plus, avec l'effet combiné de la croissance économique et démographique, les statistiques indiquent que nous aurions besoin de plusieurs planètes pour subvenir aux besoins de l'humanité si le mode de vie nord-américain se propageait à l'ensemble du monde. Si la tendance se maintient, la demande d'eau excédera les ressources disponibles dès 2030.
 On estime que les maladies liées à l'eau, en raison du manque d'eau ou de la mauvaise qualité de l'eau, tuent chaque année des millions de personnes, dont près de 11 000 enfants quotidiennement. Le manque d'eau salubre est ainsi l'une des dix premières causes de décès dans le monde; 60 % de la mortalité infantile est due à des maladies infectieuses ou parasitaires dont la plupart sont liées à l'eau. L'Organisation des Nations Unies estime que plus d'une personne sur deux, dans les pays du Sud, souffre au moins d'une maladie associée à l'eau.
 Appel à la mobilisation citoyenne
Les problématiques reliées à l'eau doivent nous pousser à s'interroger sur notre consommation de cette ressource indispensable qui se raréfie. Il est bon de se rappeler les causes et les conséquences de la pollution et de la rareté de l'eau. Devenons plus responsables dans notre gestion de l'eau et plus solidaires afin que l'eau soit accessible à tous !
 Pour en savoir plus
 Comité de Solidarité/Trois-Rivières
 Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau Eau Secours
 ONU Eau
 Réseau In-Terre-Actif
 
Mark Burch. La voie de la simplicité pour soi et pour la planète, Éditions Écosociété. 2003