Le commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau

LHJMQ: quatre dossiers à surveiller

Les bagarres dans le collimateur
Il y a de moins en moins de bagarres dans la LHJMQ, et de nouvelles mesures ont été planifiées cette saison afin que la chute se poursuive. Dorénavant, un joueur impliqué dans plus de 10 batailles sera suspendu pour cinq rencontres.
Selon le site hockeyfights.com, cette initiative touche une trentaine de patineurs, qui ont jeté les gants au moins huit fois l'an dernier. Le meneur était Reid Halabi, des Saguenéens, qui s'est battu25 fois!
De plus, les autorités attaquent sur un deuxième front dans ce dossier, avec des amendes pour les équipes impliquées dans un match où plus de deux bagarres ont éclaté.
Ces nouvelles règles s'ajoutent à celles instaurées depuis quelques années sur l'instigateur, l'agresseur et les bagarres planifiées.
Le droit de veto va disparaître
Dans quelques jours, les propriétaires vont donner leur accord pour la modification du veto territorial, qui va disparaître afin de répondre à une demande du Bureau de la concurrence. Terminée l'époque où une équipe avait le droit de vie ou de mort sur un territoire protégé.
Le circuit Courteau instaure plutôt un protocole où c'est l'ensemble des membres qui voteraient si un promoteur voulait s'installer près d'une autre concession.
Ce dossier touche surtout l'Armada de Blainville-Boisbriand et les Cataractes de Shawinigan, avec des villes à proximité comme Laval et Trois-Rivières qui ne sont pas représentées dans le circuit. À Trois-Rivières par exemple, un groupe piloté par Réal Breton avec des partenaires de renom comme Geoff Molson et Bob Hartley ont approché les Cataractes il y a deux ans, sans succès. Il sera intéressant de voir si ce groupe reviendra maintenant à la charge.
À Courteau de trancher dans le dossier Québecor
Gilles Courteau va aussi profiter de sa réunion avec les propriétaires pour annoncer sa position dans le dossier Québecor. L'entreprise, qui a acheté les Remparts l'an dernier, souhaite demeurer propriétaire de l'Armada de Blainville-Boisbriand, ce qui contrevient directement à la charte de la Ligue. Courteau réfléchit à la problématique depuis plusieurs mois alors qu'en coulisses, plusieurs gouverneurs ont exprimé leur insatisfaction face à un éventuel statu quo.
À l'Armada, Joël Bouchard confiait de son côté il y a quelques jours s'attendre à ce que rien ne change.
«Nous sommes très heureux du travail du commissaire dans ce dossier. Nous sommes très positifs quant au résultat et nous faisons confiance aux membres», a dit Bouchard, en assurant qu'il n'a pas prévu de plan B si jamais Courteau faisait respecter ses propres règlements et qu'il demandait donc à Québecor de vendre l'Armada. «On se concentre sur le positif, pas sur le négatif. Québecor fait du hockey pour les bonnes raisons, on voit comment il investit dans notre sport...»
L'avenir des Olympiques à Gatineau?
La question devient de plus en plus légitime, puisque le torchon brûle depuis plusieurs années entre la concession la plus titrée de la LHJMQ et les autorités municipales au sujet du financement d'un nouveau domicile. Le vétuste aréna Robert-Guertin sera vraisemblablement démoli après la saison 2017-18, la fenêtre est donc de plus en plus étroite pour en arriver à une entente qui donnera satisfaction aux deux parties. Le gouverneur des Olympiques, Norm MacMillan, un vieux routier de la politique, devra être créatif pour concocter d'ici quelques semaines une proposition acceptable aux yeux du conseil municipal. Sinon, les menaces - et les rumeurs - de déménagement vont s'accentuer.
steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca