Les quelque 250 employés de la Coop fédérée à Trois-Rivières sauront quel sort les attend, ce vendredi matin à l'occasion de la visite du grand patron, Claude Lafleur.

Les syndiqués de la Coop fédérée veulent l'appui des marchands

La fermeture du centre de distribution quincaillerie et matériaux Unimat de la Coop fédérée de Trois-Rivières ne passe pas comme une lettre à la poste pour les 236 employés. Le syndical local réplique à cette annonce patronale en tentant d'obtenir l'appui des marchands Unimat à sa cause pour forcer la direction à revenir sur sa décision.
Le syndical local a entrepris lundi une tournée de deux semaines. Cette visite des marchands Unimat servira à récolter leur appui, mais aussi à vérifier certaines informations.
«On veut savoir si les dirigeants des commerces Unimat étaient informés de la situation, s'ils avaient été mis au courant de la fermeture avant l'annonce faite en février», déclare Luc Deschênes, représentant national d'Unifor.
En février, la direction de la Coop fédérée annonçait le déplacement des activités de distribution à Bourcherville à la suite de l'association survenue entre BMR et la division quincaillerie de la Coop fédérée. La direction de la coop indiquait que l'entrepôt trifluvien était vieillissant, alors que des entrepôts de BMR étaient disponibles à Boucherville. Le syndicat croit que d'autres explications sont à l'origine de cette décision.
«Quand BMR a renouvelé sa convention avant terme, en août dernier, ils ont négocié une nouvelle clause disant que si une expansion arrivait, un nouveau centre de distribution devait être fait à proximité de celui de Boucherville. Et quand on compare les conventions collectives, il y a une bonne différence entre Boucherville et Trois-Rivières. Ils sont allés au plus payant et au plus facile comme décision.»
M. Deschênes croit que l'entrepôt pourrait conserver une partie de ses activités afin de desservir les marchands d'Unimat qui sont assez nombreux en région.
«On pense que ce ne sont pas tous les scénarios qui ont été analysés. Dans les scénarios envisagés pour Trois-Rivières, on parlait de desservir les magasins Unimat pour certains produits. On pense qu'on devrait étudier la possibilité de s'occuper des produits saisonniers comme les pelles, les fleurs. On pourrait garder les pièces pour les machineries agricoles aussi. On a de l'expertise à Trois-Rivières, on a de bons employés.»
Il est rare qu'un syndicat réussisse à renverser une décision patronale concernant la fermeture d'une usine ou d'un entrepôt. Selon le représentant national d'Unifor, le fait que la fermeture annoncée pour l'entrepôt trifluvien se fera de façon progressive ne peut pas nuire. «Tant que ce n'est pas fermé, il y a de l'espoir. Oui, il y a des données économiques. Mais Trois-Rivières demeure compétitive et la direction n'a jamais demandé de concession. Le syndicat est ouvert à discuter si c'est une question salariale ou de flexibilité.»