Les Cataractes vont tenter de freiner l'élan du Drakkar de Baie-Comeau mardi soir au Centre Gervais Auto et espèrent que leurs partisans sauront jouer leur rôle de septième joueur à la perfection.

Les partisans peuvent faire une différence pour les Cataractes

Les joueurs des Cataractes n'étaient pas encore sortis du centre Henry-Léonard de Baie-Comeau samedi que déjà, ils pensaient aux retrouvailles avec leurs partisans mardi soir! La jeune équipe de Martin Bernard a fait connaissance avec la foule hostile du Drakkar en séries, et elle espère que celle qui va se masser au Centre Gervais Auto accomplira elle aussi son rôle de septième joueur pour l'équipe locale.
«Les partisans peuvent faire une différence, il n'y aucun doute. L'énergie, c'est quelque chose qui se communique, qui se partage. Et puis ce retour à domicile nous offre le dernier changement, un avantage non négligeable», martelait Bernard lundi après-midi avant de sauter sur la glace pour diriger un premier entraînement depuis le deuxième match de la série.
Si les fans peuvent accomplir un certain boulot, le plus important va se dérouler sur la surface de jeu! Limités à seulement deux buts en deux matchs face à la défensive la plus pingre du circuit en saison régulière, les Cataractes doivent trouver une façon d'offrir un meilleur support offensif à Marvin Cüpper.
«J'ai revisionné le match de samedi. C'est bien beau les 64 lancers du Drakkar, mais seulement 14 venaient de l'enclave. Il y en a eu 36 du point d'appui, une zone de tirs où Marvin est confortable. Mais côté offensif, c'est plus préoccupant. On peut être plus efficace, on peut mieux se supporter. C'est là-dessus qu'on va se concentrer au cours des prochaines heures. L'idée, c'est d'être de plus en plus compétitif. On a vu une amélioration entre le premier et le deuxième match. On veut la même chose demain (ce soir).»
Ça passe aussi par des visites moins répétées au banc des pénalités. Bernard reconnaît que son équipe doit être plus vigilante. «Il y a eu moins de pénalités stupides samedi, mais on peut encore en éliminer quelques-unes. Les gars n'étaient pas mal intentionnés, même s'ils ont mal réagi sur certaines séquences. Ils voulaient démontrer qu'ils ne se laisseraient pas intimider, mais ils ont pris quelques fois les mauvais moyens», acquiesçait Bernard, qui croit que son équipe peut s'inspirer du comportement du Drakkar. «Cette équipe a beaucoup d'expérience, elle joue à la limite sans la franchir... »
Voilà un compliment qui va faire plaisir à Éric Veilleux, dont l'équipe ne s'est pas souvent fait remarquer pour sa discipline cet hiver. «Le message a été passé en fin de saison et il a été bien accueilli. Le mérite revient aux joueurs, ce sont eux qui décident s'ils encaissent ou non un double-échec au visage sans répliquer. Depuis cinq matchs, c'est un élément important de nos succès. En désavantage numérique, c'est sûr que tu donnes plus de chances de marquer... »
Veilleux et sa bande ont débarqué en Mauricie lundi soir en plein contrôle. Ils mènent cette série quatre de sept 2-0, et pourraient pousser les Cataractes au bord du gouffre avec une victoire mardi soir. «C'est important de continuer à bien jouer défensivement. On a comptabilisé 26 chances de marquer contre neuf pour les Cataractes au dernier match, je peux très bien vivre avec ce genre de statistiques! Par contre, on sait que plus on va avancer, plus ce sera difficile, serré. Après deux matchs, il n'y a plus de chinoiseries dans les système de jeu, tout le monde se connaît par coeur. J'ai aucun doute que les Cataractes seront prêts demain (aujourd'hui).»
Le directeur des opérations des Cataractes, Claude Vallée, disait prévoir une foule oscillant entre 2500 et 3000 personnes pour ce premier rendez-vous printanier à Shawinigan depuis la conquête de la Coupe Memorial en 2012. «Les gens ont vu que nous pouvions compétitionner samedi, ça se ressent aux guichets. À ce stade-ci de l'année, il n'y aura pas de meilleur spectacle ailleurs en Mauricie... »
La rondelle tombe à 19 h.