Les Nouveautés de l'ONF en seront cette année à leur 17e édition. On retrouve ici trois des grandes responsables de l'événement. De gauche à droite: Diane Hétu, agente de partenariat à l'ONF, Lisa Dugré, coordonnatrice de l'événement et Stella Montreuil, présidente de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières et directrice générale de Ciné-Campus.

Les Nouveautés de l'ONF: toujours plus près de son public

Les Nouveautés de l'ONF en sont à leur 17e édition à Trois-Rivières et rien ne laisse présager que cette fructueuse collaboration prenne fin à court terme. Bien au contraire, en fait, puisque l'événement continue de prendre de l'expansion.
Cette année, les documentaires et films d'animation en provenance du grand studio montréalais seront projetés sur huit écrans différents dont une nouveauté tout à fait étonnante qui témoigne bien de la volonté des responsables de sortir des lieux convenus pour rejoindre tous les publics.
Pour la toute première soirée de projection, le vendredi 24 janvier, à 19 h 30, le film Ron Turcotte, jockey légendaire sera présenté à l'hippodrome trifluvien et pour peu que sa santé le lui permette, elle se fera en présence du grand homme.
La majorité des projections se feront à la salle Anaïs-Allard-Rousseau, de la Maison de la culture, à 19 h 30. Ce sera le cas des films Le prix des mots, le 28 janvier, Nous n'étions que des enfants, le 29 janvier, Vie pigmentée, le 4 février et Sexe à vendre, le 5 février. Le 6 février, le film Absences sera présenté dans le cadre de Ciné-Campus au Séminaire Saint-Joseph.
Le documentaire Les histoires qu'on raconte, de Sarah Polley, retenu par le jury des Oscars mais sans accéder à la liste des cinq finalistes du meilleur documentaire, sera présenté à Boréalis le mardi 11 février alors que Le chant des ondes sera, lui, projeté à la salle Louis-Philippe-Poisson, le 12 février.
Cette année encore, les courts métrages d'animation auront place dans l'événement puisqu'on en présentera un avant chaque documentaire en plus de se greffer à la projection régulière de Ciné-Campus entre le 24 janvier et le 16 février. Les P'tites vues au Centre culturel Pauline-Julien du secteur Cap-de-la-Madeleine reprendront du service le 18 février, à 19 h 30, avec 90 minutes de courts métrages dont ceux qui ont remporté des Oscars au cours des 75 ans d'existence de l'ONF.
Il ne faut pas oublier les ateliers pour la famille dont à la bibliothèque Gatien-Lapointe, le 24 janvier, à 18 h 30, alors que la Soirée en pyjama permettra aux jeunes de 4 à 7 ans de voir le film L'automne de Pougne et de participer à un atelier de bricolage. Le dimanche 2 février, à 13 h, c'est au Centre d'exposition Raymond-Lasnier qu'on présentation Une histoire de tortues, film d'animation qui sera suivi d'un atelier de création offert aux enfants de 5 ans et plus.
L'ensemble de la programmation ne manquera pas de captiver les amateurs: les sujets chauds, émouvants et déstabilisants sont encore la matière première de l'événement. On abordera ainsi, notamment, la question des pensionnats autochtones (Nous n'étions que des enfants), de la législation en matière de prostitution (Sexe à vendre), du racisme (Vie pigmentée), de la perte de proches (Absences) ou des secrets qui hantent les familles (Les histoires qu'on raconte).
«Dans la programmation, on s attache à aborder une diversité de sujets pour aller toucher le plus de gens possible, explique la coordonnatrice des Nouveautés de l'ONF, Lisa Dugré. En multipliant les lieux de projections, on peut rejoindre des clientèles inaccessibles autrement. On en a un bel exemple avec l'ajout de l'hippodrome. On avait le film idéal pour toucher une toute nouvelle clientèle. On a tellement de films de qualité disponibles que c'est toujours un dilemme que de choisir des films mais en bout de ligne, on a toujours une qualité extraordinaire.»
Diane Hétu, agente de partenariat à l'ONF, en convient. «On a vécu des coupes budgétaires importantes depuis quelques années à l'ONF mais malgré cela, on s'assure de produire autour de 120 films par année, et ce, même si on a moins d'argent qu'on en avait en 1996! Ce qu'on constate, c'est un renouvellement important au niveau de la forme: les oeuvres interactives sont de plus en plus populaires comme les documentaires Web. Personnellement, je crois néanmoins que le documentaire traditionnel va non seulement garder sa place mais continuer de progresser.»
«L'interactif nous a permis de nous faire connaître au niveau international: nous sommes à Berlin, Sundance, Rotterdam et plusieurs autres festivals prestigieux. Il reste qu'un Oscar, c'est un Oscar et l'impact d'une telle récompense est encore extrêmement important en terme de renommée. Par contre, je pense que la présence dans tant de grands événements internationaux assure plus de spectateurs aux films.»
«Ce qu'on fait aux Nouveautés de l'ONF à Trois-Rivières, c'est un cinéma communautaire. On ne présente pas nécessairement des films qui remportent des Oscars mais on présente des films qui touchent les gens.»