Les négociations sont rompues chez Kruger Trois-Rivières.

Les négociations sont rompues chez Kruger Trois-Rivières

La reprise des négociations au début de janvier aura été de courte durée chez Kruger Trois-Rivières alors que quatre journées de rencontres en présence d'un conciliateur ont mené à une impasse.
«On a fait une mise à jour des sept derniers mois car les choses ont évolué pendant cette période au niveau du marché», a expliqué le représentant national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, Claude Gagnon.
Celui-ci a admis qu'après beaucoup de discussions, les deux parties ne sont pas parvenues à s'entendre.
«Le conciliateur a plein d'informations et il devrait nous convoquer d'ici la fin de la semaine», prédit-il, rappelant que le rejet de l'entente de principe l'an dernier avait déjà été précédé de neuf mois de négociations.
Selon M. Gagnon, le ton des échanges n'était toutefois pas à l'ultimatum, contrairement à la missive envoyée par l'employeur en juin 2012. Il perçoit d'ailleurs des indicateurs de rentabilité depuis ce temps pour l'usine du boulevard Gene-H.-Kruger.
Par ailleurs, le porte-parole syndical dit ne pas avoir de contrôle sur les effets du nouveau régime forestier à l'usine Laurentide. En début de semaine, le grand patron de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau, a exprimé son appréhension lors d'une conférence à Montréal.
Finalement, Claude Gagnon croit que peu de retraités de Résolu vont choisir l'option de la Régie des rentes du Québec au cours des prochaines semaines alors que, dit-il, «la compagnie
est loin d'être au bord de la faillite» après une vaste restructuration.