L'entraîneur-chef des Huskies, Gilles Bouchard, voulait que son équipe s'entraîne, lundi, à l'abri des regards de l'adversaire et des journalistes pour apporter plusieurs ajustements à son équipe.

Les journalistes n'ont pas pu voir la pratique des Huskies

La tension monte quand le printemps s'installe dans le circuit Courteau.
Lundi matin à Rouyn-Noranda, les Huskies ont tenu un entraînement en privé, refusant de donner accès à l'aréna aux journalistes. Ces derniers ont dénoncé la situation sur Twitter et les réseaux sociaux ont rapidement pris le relais pour décrier la décision des Huskies. Mais voilà, il semble que ce soit un manque de communication à l'interne qui ait provoqué cette situation.
«Philippe Boucher et moi, on s'est entendu pour tenir nos pratiques à l'abri du regard de l'autre organisation. Ce n'est pas quelque chose de nouveau, ça s'est fait par le passé. Mais jamais nous n'avons pensé interdire les journalistes. Il y a un petit malentendu avec les employés de l'équipe, qui ont cru qu'ils devaient interdire l'accès à tout le monde, ce qui n'était pas la consigne. Tout rentrera dans l'ordre demain (mardi), a promis le pilote des Huskies Gilles Bouchard, qui a appris que les nouvelles voyageaient rapidement sur la planète LHJMQ en 2014!
Volontaire ou non, cet incident est loin d'être isolé. Les Remparts avaient fait le même coup aux journalistes de Rouyn-Noranda pas plus tard que l'an passé. Rappelez-vous aussi du printemps 2012 et de l'altercation entre Éric Veilleux et Jonathan Roberge de TVA, parce que les Cataractes ne voulaient rendre aucun joueur disponible pour des entrevues le matin du septième match de la série face aux Saguenéens.
Toutes ces situations font mal paraître la LHJMQ, qui va ajouter un amendement à sa politique médias à compter de la saison prochaine. «On ne peut pas tout écrire dans une politique, le gros bon sens doit prévaloir. Mais avec ce qui s'est produit aujourd'hui, on va au moins éclaircir que les journalistes doivent avoir accès aux pratiques et aux séances d'entraînement matinales», soupirait le directeur des communications Photi Sotiropoulos, qui se serait bien passé de cet imbroglio!