Les Tireux d'Roches espèrent bien sillonner régulièrement les routes américaines au cours des prochaines années. Le groupe est formé de: assis, de gauche à droite, Dominic Lemieux, Denis Massé et Luc Murphy. Debout: Pascal Veillette et David Robert.

Les États-Unis pour Les Tireux d'Roches?

Avec le succès qu'il connaît régulièrement en Europe, le groupe mauricien de musique traditionnelleLes Tireux d'Roches a déjà démontré que sa musique est aisément exportable. Il se pourrait fort bien qu'elle prenne désormais le chemin des États-Unis à la lumière du succès obtenu à New York il y a quelques jours à peine.
Le groupe s'est produit dans le cadre d'une rencontre de l'APAP, une association regroupant quelque 1500 diffuseurs de musique principalement américains. Lors de leur rencontre annuelle à New York, du 10 au14 janvier dernier, le volet consacré à la musique folk incluait une prestation des Tireux d'Roches.
Si aucun contrat n'a officiellement été signé jusqu'ici, le groupe mauricien a obtenu un gros succès si on se fie à David Robert, batteur du groupe.
«On a obtenu une super bonne réaction. On fermait le spectacle avec une prestation d'une vingtaine de minutes et franchement, ça s'est très bien déroulé, dans d'excellentes conditions. Beaucoup de gens s'étaient déplacés pour assister au spectacle et on a eu des propositions. Il y a même un agent américain intéressé à nous représenter là-bas. Ça augure bien; il suffit maintenant d'attacher les morceaux pour avoir une tournée qui irait probablement en 2015.»
Dans le passé, le groupe avait concentré ses efforts, avec succès, sur la francophonie internationale. «Ça fait environ huit ans qu'on va en Europe une ou deux fois par année, d'expliquer David Robert. On visait le marché francophone mais lors de spectacles en Allemagne et en Espagne, on s'est aperçu qu'on passait très bien dans d'autres langues. On s'est dit qu'on pourrait tâter le marché américain, on a mis notre agent sur le dossier et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé à New York.»
«Pour l'instant, on veut simplement s'assurer d'avoir un minimum de spectacles dans le cadre d'un même voyage pour rentabiliser le déplacement. Nous autres, on voyage à six musiciens et sept personnes quand on inclut le technicien de son alors, pour que ça vaille la peine, il faut avoir environ une dizaine de spectacles à l'horaire. Disons que les choses se présentent très bien. On devrait avoir des confirmations bientôt. Ce qui est sûr, c'est que s'il y a des opportunités dans des conditions qui nous conviennent, on est preneurs.»