Jean-François Dumoulin a été en piste pendant l'équivalent de cinq heures à Daytona ce week-end.

Les Dumoulin reviennent bredouilles de Daytona

Les frères Jean-François et Louis-Philippe Dumoulin espéraient grimper sur le podium lors du premier Rolex 24 présenté au sein du Championnat TUDOR United SportsCar. Des voitures sous-performantes les ont toutefois écartés de cet objectif. Pire encore, Louis-Philippe n'a agi que comme spectateur lors de la course de 24 heures.
Avant même de pouvoir constater s'ils étaient en mesure de compétitionner à bord de leur Porsche dans la catégorie GTD, les deux frères ont vu l'épreuve être assombrie par un accident alors qu'il n'y avait que trois heures d'écoulées à la course.
La voiture détentrice de la pôle, la Prototype Corvette 99 avec à son volant Memo Gidley, a tenté de dépasser un retardataire dans la portion la plus rapide à l'intérieur du tri-ovale. Le pilote n'a toutefois jamais vu la Ferrari F458 de Matteo Malucelli, qui était au ralenti en bordure de piste, et l'a emboutie avec une violence inouïe.
Afin d'extirper Gidley de cette fâcheuse position, les services de secours ont dû découper son bolide, celui-ci s'étant transformé en accordéon. Les deux pilotes ont été transportés au centre hospitalier le plus près. Le tout a amputé de près d'une heure et demie l'épreuve.
Dans le cas de Gidley, il a dû passer sur la table d'opération afin de réparer une fracture du dos. Il a aussi été opéré à la jambe et au bras gauche. Quant à Malucelli, il a quitté l'hôpital dimanche soir.
L'incident a eu d'importantes conséquences sur le temps en piste des Dumoulin. Jean-François était à bord de la Porsche 911 GT America de l'écurie Magnus Racing lorsque l'accident est survenu. Il a donc dû patienter en piste pendant tout ce temps, le drapeau rouge ayant été déployé. «J'avais des problèmes avec la radio que je tentais de régler. Il y a eu l'accident et j'ai été dans la voiture tout ce temps. C'était très long et lorsque la course a recommencé, je n'étais pas dans le beat», a expliqué l'aîné de la famille.
Louis-Philippe écope
C'est toutefois Louis-Philippe qui a payé la note au sein de l'écurie Alex Job Racing. «À cause de l'accident et d'un drapeau jaune plus tard, je n'ai pas pu conduire parce que ça m'a enlevé mon temps de piste. Puisque mes coéquipiers se battent pour des points au championnat, alors que ce n'est pas mon cas, ils devaient conduire un certain nombre de tours», a-t-il expliqué.
Bien évidemment, le Trifluvien était déçu, mais disait parfaitement comprendre la situation. Il estime tout de même qu'il a démontré lors des essais qu'il pouvait faire le boulot en vue d'une possible participation aux 12 h de Sebring à bord de la voiture aux couleurs de Weathertech, son commanditaire en série NASCAR Canadian Tire.
Les Porsche pas dans le coup
Au terme de ce 24 h de course, une chose est sans équivoque. Dans la catégorie GTD, les Porsche n'étaient pas de taille face aux Audi R8 et aux Ferrari 458 Italia, montrant des temps plus lents d'une seconde au tour. «La Porsche qui a fini troisième a eu une course parfaite, alors que les deux voitures qui ont terminé devant ont eu des problèmes», a souligné le cadet des Dumoulin pour expliquer la différence de puissance entre les bolides.
Au final, la voiture numéro 22 d'Alex Job Racing a terminé au huitième rang, 26e toutes catégories confondues. Quant à Jean-François Dumoulin et l'écurie Magnus Racing, elle a conclu l'épreuve quatre rangs derrière après avoir eu plusieurs ennuis mécaniques, particulièrement avec le devant de la voiture. «Mon but était de ne pas faire de gaffe et de ne pas faire de sortie de piste. Même si mes temps n'étaient pas les meilleurs, l'équipe était satisfaite», a souligné Jean-François, qui a fait quatre présences en piste pour un total de cinq heures.