Les candidats de la CAQ tenaient un point de presse groupé, hier, pour demander aux électeurs de la région de faire preuve d'audace en votant pour la CAQ. Dans l'ordre, Martin Poisson, Stéphane Mongeau, Andrew D'Amours, Sylvain Gauthier, Diego Brunelle, et en avant,  Sylvie Roy et Donald Martel.

Les caquistes réclament la confiance des électeurs de la région

Ils étaient sept candidats de la Coalition avenir Québec réunis à Trois-Rivières hier, Sylvie Roy en tête, pour réclamer la confiance des électeurs de la Mauricie et du Centre-du-Québec et aussi pour tenter de convaincre les médias qu'une vague caquiste est en train de prendre forme. «On a essayé d'acheter les électeurs, a lancé Donald Martel, député sortant de Nicolet-Bécancour. Maintenant on dit: osez, faites-nous confiance! On a fait la preuve dans l'opposition que nous sommes prêts à prendre le pouvoir.»
Un récent sondage interne indiquant que la CAQ aurait gagné un étonnant 9 points chez les francophones a galvanisé les troupes caquistes qui pensent qu'elles auront assez des derniers jours pour consolider cette tendance. «En début de campagne, on nous disait qu'on entendait peu parler de François Legault et maintenant c'est le contraire, on nous dit qu'il a très bien performé lors des débats», soutient M. Martel. Ce dernier croit que son chef a su donner des réponses concrètes aux problèmes de la population alors que les partis libéral et péquiste ont surtout parlé de référendum, l'un comme épouvantail et l'autre comme solution. «Le PQ a un agenda caché, poursuit Donald Martel. Maintenant notre message entre dans les maisons et les gens ne se laissent plus distraire. Ils sont tannés de la corruption... et l'enquête c'est nous, c'est Sylvie Roy qui l'a demandée.»
Ce point de presse groupé des caquistes hier voulait manifestement créer une impression et sans doute paver la voie au dernier passage que fera François Legault en Mauricie, vendredi, à la suite de Pauline Marois lundi dernier et de Philippe Couillard aujourd'hui. 
Les caquistes estiment que l'alternance libérale, péquiste (avec un intermède adéquiste régional quand même) a fait en sorte que Trois-Rivières a affiché pendant de longues années le titre peu enviable de capitale nationale du chômage.
«On constate également qu'il s'est perdu plus de 7000 emplois en dix ans dans la région Mauricie / Centre-du-Québec, une situation inadmissible pour une région dotée d'un si immense potentiel, poursuit Martin Poisson, candidat dans Maskinongé. Plus grave encore, les régimes libéral et péquiste des 45 dernières années se sont succédé sans jamais avoir véritablement relancé l'économie après le déclin de l'industrie des pâtes et papiers.»
Pour Sylvie Roy, députée sortante dans Arthabaska, cette situation est d'autant plus inacceptable qu'il existe des exemples réussis de renouvellement du tissu économique d'une région. Elle en donne comme preuve ce qui s'est réalisé à Victoriaville après le déclin du textile, qu'elle compare à celui du secteur forestier. «Victoriaville est maintenant classée au 9e rang des villes les plus entrepreneuriales du Québec», a-t-elle rappelé.
Interrogé sur la sortie des libéraux qui mettent en doute le nombre d'emplois créés via le fonds de diversification économique, aux dires du Parti québécois, Donald Martel, qui a déjà réclamé plus de transparence dans l'administration de ce fonds, dit y voir une confirmation de ce qu'il en pense lui-même. 
Les caquistes n'ont plus que quelques jours pour convaincre les électeurs que la solution à leur problème réside dans le Plan Saint-Laurent, et ils pensent que ce sera suffisant.