Les prochaines élections: l'occasion d'exercer notre mémoire et notre jugement.

Les candidatures se précisent un peu partout

Si l'on considère que seulement cinq formations politiques se sont engagées à présenter un candidat dans toutes les circonscriptions électorales en vue du prochain scrutin provincial, il reste encore 40 % des candidats à trouver dans les six comtés que suivra Le Nouvelliste, soit Trois-Rivières, Saint-Maurice, Laviolette, Champlain et Maskinongé pour la Mauricie et Nicolet-Bécancour au Centre-du-Québec, avec un oeil intéressé tout de même pour la circonscription de Johnson, détenue par le ministre responsable de la région, Yves-François Blanchet.
Cette année, aucun parti n'a tenu de convention dans ces six circonscriptions. Jusqu'à maintenant, seul le Parti québécois affiche complet avec six candidats, suivi du Parti libéral avec cinq candidats connus, de Québec solidaire qui vient d'en annoncer quatre, de la Coalition avenir Québec avec deux candidats et finalement, un seul pour l'instant pour Option nationale (voir le tableau ci-contre). Il faut bien sûr aussi s'attendre à d'autres candidatures en provenance de partis plus marginaux comme les verts, les marxistes-léninistes et bien sûr les indépendants. 
Mais cela dit, des noms circulent toujours, certains avec plus d'insistance que d'autres. Bien qu'il ait fait savoir que le moment était mal choisi pour lui pour un saut en politique, la rumeur s'entête à désigner l'ex-président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur du Québec, Jean-Denis Girard, comme le candidat libéral dans Trois-Rivières. Son nom est même connu des journalistes de la colline parlementaire qui le donnent comme un candidat confirmé.
À nouveau contacté vendredi, le principal intéressé a confié qu'il n'avait rien à ajouter à sa dernière déclaration. Pour l'instant, c'est donc non. Toujours chez les libéraux, on attendait Marc Descôteaux dans Nicolet-Bécancour mais c'est le nom de Denis Vallée qui sera sur le bulletin de vote pour cette formation. Il sera présenté officiellement le 5 mars. 
Du côté des caquistes, outre Stéphane Mongeau, dont la candidature est quasi officielle dans Saint-Maurice, il est aussi question de Martin Poisson dans Maskinongé et d'Andrew d'Amour dans Champlain. Des annonces seront faites cette semaine. Des péquistes s'amusent aussi à répéter que l'ex-député adéquiste Sébastien Proulx pourrait faire un retour, avec la CAQ cette fois, dans Trois-Rivières, ce qu'a nié fermement Me Proulx, qui affirme ne jamais avoir été approché par les troupes de François Legault... ni par celles de Philippe Couillard d'ailleurs.
Chez Québec solidaire, on a presque fait le plein et on ne tardera pas à afficher complet. Françoise David est attendue dans la région la fin de semaine prochaine à l'occasion de la Journée de la femme.
Que dire d'autre, sinon rappeler que certains candidats sont passés d'une formation à une autre comme l'adéquiste Pierre-Michel Auger, converti libéral, le caquiste Pierre Giguère «redevenu libéral», la péquiste Marjolaine Lachapelle, maintenant candidate d'Option nationale, et Donald Martel, autrefois candidat péquiste (2007) maintenant député et candidat caquiste.
Quelques-uns n'en sont pas à leur première tentative. C'est le cas des péquistes Patrick Lahaie dans Maskinongé et d'André Beaudoin dans Laviolette ainsi que de Jean-Claude Landry pour Québec solidaire dans Trois-Rivières. Andrew D'Amour que la rumeur envoie dans Champlain s'était aussi présenté pour la CAQ aux dernières élections, mais dans Trois-Rivières. Notons par ailleurs que Lucie Favreau (Champlain) est une membre fondatrice de Québec solidaire.
Faut-il rappeler enfin que la libérale Julie Boulet est en poste depuis 2001 dans Laviolette et la péquiste Noëlla Champagne depuis 2003 dans Champlain (année où il fut nécessaire de reprendre le scrutin pour cause d'égalité) avec un intermède en 2007 où elle fut battue par l'adéquiste Pierre-Michel Auger. Elle revint toutefois en poste à l'élection générale suivante, en battant le même adversaire devenu libéral entre-temps. 
Il y a fort à parier que cette fin de semaine sera propice à la chasse comme à la réflexion. Il est minuit moins cinq.