Les candidats péquistes se sont engagés envers le projet de colisée sur les terrains de l'UQTR. Étaient présents à la conférence de presse, Alexis Deschênes, candidat dans Trois-Rivières, Noëlla Champagne, députée et candidate dans Champlain, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, et Patrick Lahaie, candidat dans Maskinongé.

Les candidats péquistes s'engagent envers le projet de colisée à l'UQTR

Les candidats péquistes de Champlain, Maskinongé et Trois-Rivières se sont engagés à fournir le financement provincial, à la hauteur de 26,8 millions de dollars, pour le projet de colisée sur les terrains de l'UQTR.
«C'est une très bonne nouvelle. Je suis content qu'ils reconnaissent le travail de la Ville. On ne veut pas que cet argent puisse aller ailleurs», a commenté le maire Yves Lévesque, lors d'un point de presse en compagnie de Noëlla Champagne, Patrick Lahaie et Alexis Deschênes.
Du même coup, le trio du Parti québécois s'engage à accompagner la Ville dans l'analyse de son nouveau plan d'affaires qui a été déposé hier au conseil municipal.
«C'est un engagement de travailler avec la Ville dans l'intérêt des contribuables», a affirmé le candidat Lahaie tout en signalant qu'il s'agissait d'une position commune, «en équipe».
D'ailleurs, le premier magistrat assure que le nouveau scénario représente des avantages économiques de «plusieurs millions de dollars» alors que, fait-il remarquer, la Ville devait assumer 100 % des risques pour le projet au Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD).
En effet, selon ce que Le Nouvelliste a appris, l'option de l'UQTR représenterait des économies annuelles minimales de 1,2 million de dollars sur 20 ans par rapport au fardeau financier de 2,4 millions de dollars qui aurait pesé chaque année sur la Ville avec un colisée au CSAD.
Or, non seulement le maire Lévesque soutient que le budget de 56 millions de dollars ne sera pas à la hausse, mais il parle d'un projet qui sera réalisé tel qu'annoncé initialement, à plus de 5000 places, et ce, toujours selon un modèle de partenariat.
Alors que le futur colisée passe de son comté à celui de Trois-Rivières, la candidate dans Champlain, Noëlla Champagne, a simplement indiqué que «le débat a été fait».
«Les gens se sont parlés plusieurs fois, les difficultés d'entente étaient là, le partenaire financier n'était plus là, le maire s'enligne pour un partenariat ailleurs et il n'y a pas de zizanie», assure celle qui souligne la présence de la commission scolaire dans le nouveau plan de match avec l'UQTR. «Et ça n'exclut pas d'autres projets», renchérit-elle par rapport au CSAD.
Depuis plus de quatre ans, la construction d'un nouveau colisée est envisagée à Trois-Rivières et le site privilégié avait longtemps été celui de l'Académie les Estacades.
En février 2011, le ministre libéral Laurent Lessard avait exprimé sa volonté ferme de «réaliser l'ambition régionale» d'un nouveau colisée. Québec venait ainsi de s'engager à défrayer le tiers des quelque 40 millions de dollars nécessaires au projet. Par contre, avant même la fin de l'année, le ministre conservateur Denis Lebel avait fait savoir que le fédéral ne s'impliquerait pas dans le dossier.
Face à cette rebuffade, le maire Lévesque s'est tourné à nouveau vers le provincial pour lui demander d'augmenter sa contribution à 50 % des coûts. Et en mars 2012, le ministre Lessard acquiesçait à sa requête. Une annonce officielle devait suivre pour confirmer la construction d'un nouveau colisée de 5125 places d'ici 2014.
Mais le gouvernement de Jean Charest n'aura pas eu le temps de livrer la marchandise avec la victoire du Parti québécois aux élections de septembre 2012. Et l'an dernier, le ministre régional Yves-François Blanchet avait semé le doute sur la disponibilité des crédits budgétaires en plus de questionner la priorité du colisée versus la phase 2 du CHRTR. Depuis ce temps, il s'est montré plutôt favorable à la réalisation d'un projet maintenant évalué à 56 millions de dollars, mais qui avait vu son nombre de sièges passer sous la barre des 4000 au CSAD.
Et dernièrement, M. Blanchet s'était montré ouvert à un changement de site, avec le maintien de la subvention, à la condition d'un consensus dans le milieu.