Les candidats mauriciens de la CAQ en conférence d'information, en fin d'après-midi jeudi. De gauche à droite: Andrew D'Amours (Champlain), Sylvain Gauthier (Laviolette), Stéphane Mongeau (Saint-Maurice), Diego Brunelle Diaz (Trois-Rivières) et Martin Poisson (Maskinongé).

Les candidats de la CAQ veulent marteler leur message

Les cinq candidats de la Mauricie qui se présentent sous la bannière de la Coalition avenir Québec ne se laissent pas démoraliser par des sondages pour le moins défavorables depuis le début de la campagne électorale. En fait, ils demeurent convaincus que les électeurs finiront par établir un lien entre les priorités qu'ils expriment et le contenu du programme caquiste.
Les cinq jeunes hommes étaient réunis à l'Auberge Escapade, en fin d'après-midi jeudi, pour présenter l'application de leur plateforme pour la Mauricie. Un message livré avec enthousiasme, même si la CAQ peine à franchir le 15 % d'appui populaire au Québec depuis le début de la campagne.
Andrew D'Amours, candidat dans Champlain, s'encourage en citant un sondage selon lequel 94 % de la population souhaite des coupes dans les dépenses gouvernementales.
«Maintenant, il faut dire aux gens que c'est notre message!», souligne-t-il. «Dans les prochains jours, il faudra marteler notre message. Les gens sont d'accord pour dire que nous avons de bonnes idées, mais il faut les expliquer.»
«Sur le terrain, on sent que les gens sont tannés et qu'ils veulent du changement. Il faut continuer à travailler», ajoute M. D'Amours, qui rappelle que les sondeurs détectent encore beaucoup de volatilité chez les électeurs.
«Nous avons non seulement le bon message, mais le bon messager», précise le candidat caquiste de Champlain. «François Legault est, de loin, le meilleur gestionnaire parmi les trois chefs de parti.»
Martin Poisson, candidat pour la CAQ dans Maskinongé, laisse entendre que jusqu'ici, les coups de sonde ont été particulièrement teintés par l'arrivée inattendue de Pierre Karl Péladeau chez les péquistes. Un écran de fumée qui se sera dissipé à la fin de la campagne, selon lui.
«Je pense que c'est plus un pétard mouillé», opine-t-il. «Il y aura d'autres sondages et j'ai l'impression que les gens seront surpris.»
«Les gens sont prêts à reprendre leurs vieilles pantoufles dès qu'ils sentent un danger», remarque Stéphane Mongeau, candidat dans Saint-Maurice. «Mais les vieilles pantoufles sont trouées! Ça fait 40 ans que les politiciens font des promesses qu'ils ne tiennent pas.»
Programme à vendre
Au cours de cette conférence d'information, les candidats caquistes ont repris les grandes lignes de leur programme, en liant certains éléments à la réalité mauricienne. Pour eux, la concertation régionale, comme celle démontrée par l'Alliance des chambres de commerce de la Mauricie, représente un exemple à suivre pour les élus.
Les candidats proposent d'appuyer encore davantage les secteurs à fort potentiel de développement dans les différents coins de la région. «Il faut supporter encore plus le Centre d'entrepreneuriat Desjardins de Shawinigan, le Parc micro sciences à Trois-Rivières», cite M. Mongeau.
Diego Brunelle Diaz, candidat dans Trois-Rivières, rappelle la volonté de la CAQ d'éliminer les commissions scolaires pour les remplacer par des centres pour coordonner les services en commun, tout en laissant plus d'autonomie aux écoles.
En santé, Sylvain Gauthier, représentant du parti dans Laviolette, fait remarquer que l'actualité des derniers jours ressasse des problèmes connus dans la région. «Les médias relatent des informations sur l'épuisement de nos infirmières et la déficience des soins en hébergement de longue durée», observe-t-il, en parlant des situations dénoncées au Centre de santé et de services sociaux de l'Énergie. «La révision des attributions budgétaires et la simplification des structures administratives devraient permettre de mettre plus de ressources dans les soins de première ligne.»
Les candidats ont aussi profité de l'occasion pour réitérer l'importance du projet Saint-Laurent pour toute la région, de même que les mesures que le parti veut mettre de l'avant pour donner un peu de répit aux contribuables, comme l'abolition de la taxe santé et de la taxe scolaire.