Les candidats caquistes de la région: Martin Poisson (Maskinongé), Andrew d'Amours (Champlain), Diego Brunelle (Trois-Rivières), Stéphane Mongeau (Saint-Maurice) et Sylvain Gauthier (Laviolette).

Les candidats caquistes de la Mauricie veulent débattre

Les cinq candidats caquistes de la Mauricie se disent prêts pour un match d'idées et réclament des débats publics avec leurs adversaires des autres formations politiques «n'importe quand, n'importe où, peu importe la formule et le plus souvent possible».
«On a des idées et on veut les faire connaître, affirme Martin Poisson dans Maskinongé, et pas de cette façon-là», dit-il en brandissant une coupure du Nouvelliste où on lit que le candidat libéral, Marc H. Plante, veut renvoyer à Québec le péquiste Patrick Lahaie, avec un billet de train en poche, sous prétexte qu'il n'est pas vraiment de cette circonscription.
M. Poisson souligne que lui aussi est né dans Maskinongé mais qu'il n'en fait pas tout un plat, car les vrais enjeux sont ailleurs. Et c'est de cela qu'il veut débattre. «On interpelle respectueusement les autres partis à s'engager dans l'intérêt des citoyens.»
Un peu tenus dans l'ombre malgré eux, depuis le début de la campagne électorale qui a surtout tourné autour des chefs des formations politiques, puis de l'arrivée de Pierre Karl Péladeau au Parti québécois, les candidats caquistes estiment que le temps est venu de parler des vraies affaires locales.
Pour un, Stéphane Mongeau dans Saint-Maurice veut discuter du sort des infirmières «prises dans un système qui les épuise», des lacs pollués, des jeunes qui en ont assez des vieux partis et qui s'inquiètent de leur avenir.
«Il faut qu'il y ait un pont entre les générations, que les plus vieux n'oublient pas que ce sont les jeunes qui vont payer plus tard. Notre intervention, c'est aussi pour mettre fin au cynisme. On entend trop souvent les gens nous dire que les partis sont tous pareils, ou qu'avec l'arrivée de Pierre Karl Péladeau, un gouvernement, c'est fait juste pour les élites ou les groupes de pression. On veut prouver qu'une campagne ce n'est pas qu'une affaire de vedettes et si possible, amener les jeunes à voter.»
«Nous interpellons tous les autres candidats, renchérit Andrew D'Amours, candidat dans Champlain: les libéraux, les péquistes, les Québec solidaire et autres à s'engager à participer à un plus grand nombre possible de débats pendant la campagne électorale afin de donner de l'information aux électeurs avant l'élection du 7 avril. Nous, à la CAQ on veut quelque chose de différent, proposer des enjeux.»
Sylvain Gauthier veut en profiter pour s'informer des enjeux locaux auprès des autorités locales, afin de s'assurer de prendre des engagements responsables dans Laviolette. Quant au candidat dans Trois-Rivières, Diego Brunelle, il désire démonter qu'une campagne «ce n'est pas que distribuer des bonbons comme l'a fait Pauline Marois dans la région».
«En toute simplicité, on demande aux gens des médias et aux autres organismes qui peuvent le faire d'organiser des débats. On veut expliquer les changements que la CAQ peut apporter et débattre de nos idées.»
Les candidats ont précisé qu'ils n'ont pas vraiment de préférence pour la formule qui pourrait être retenue, mais ils ont un faible pour des débats retransmis publiquement par les médias. Ils ont toutefois été clairs sur un point; ils veulent débattre et non se battre.
«C'est peut-être bon pour le spectacle, explique M. Mongeau, ex-président de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, (où on a tenu plusieurs débats par le passé) mais quand on fait passer le spectacle avant la démocratie, ça ne permet pas d'informer les gens. Personnellement, j'aime bien quand on pose des questions précises aux candidats en leur donnant vraiment le temps d'y répondre, sans toujours s'interrompre.» L'appel est lancé.