Les trois candidats de l'Équipe autonomiste de la région: Jessy Trottier (Champlain), Kathie McNicoll (Trois-Rivières) et Didier Provencher (Maskinongé).

L'Équipe autonomiste présente ses candidats en Mauricie

L'Équipe autonomiste, un parti de droite né de la défunte ADQ, a présenté hier ses candidats dans Maskinongé, Trois-Rivières et Champlain. Le parti a des positions bien arrêtées, proposant entre autres l'abolition des garderies à 7 $, la rénovation de la centrale Gentilly-2 en PPP et le refus de tout accommodement raisonnable.
Le parti, qui se dit la voix de la majorité silencieuse au Québec, a présenté les candidats Didier Provencher dans Maskinongé, Jessy Trottier dans Champlain et Katie McNicoll dans Trois-Rivières.
Créée par d'anciens adéquistes de Québec qui ne se reconnaissaient pas dans la Coalition avenir Québec, l'Équipe autonomiste souhaite redresser la situation au Québec en misant sur la responsabilité individuelle, l'équité entre les générations, l'égalité hommes-femmes et la protection des valeurs et traditions québécoises.
Sous le slogan «Plus à droite, mais pas dans le champ!», le parti propose notamment la révision de l'utilité des postes dans la fonction publique, l'instauration d'une seule commission scolaire par MRC, le refus de tout accommodement raisonnable, l'allégement du fardeau fiscal de la classe moyenne et la mise en place d'une déclaration fiscale unique.
Pour le candidat de l'Équipe autonomiste dans Maskinongé, Didier Provencher, la priorité est d'abolir les garderies à 7 $. «Nous remettrons l'argent que coûte ce programme aux familles, qui décideront elles-mêmes où elles veulent envoyer leurs enfants.» Selon lui, l'autre enjeu préoccupant de son comté concerne les transferts agricoles. «C'est très difficile pour un jeune agriculteur d'acheter la propriété de ses parents. Nous comptons alléger la bureaucratie à ce niveau et permettre le fractionnement des terres, pour que les petits producteurs puissent aussi en acheter.»
Le candidat dans Champlain, Jessy Trottier, mise quant à lui sur la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2 pour assurer la prospérité de la région. «Le gouvernement devrait rénover la centrale, mais en partenariat public-privé pour ne pas assumer seul tous les coûts et les risques.» La création d'emploi est aussi une de ses priorités. «En abolissant les subventions aux grandes entreprises, nous pourrions offrir des baisses d'impôts à toutes les entreprises, ce qui aiderait les PME.»
Dans Trois-Rivières, la candidate Katie McNicoll juge que des changements majeurs en santé sont nécessaires. «Nous devrions permettre la mixité publique-privée dans notre système de santé et mettre en place un système de stages pour reconnaître les acquis des médecins étrangers.» Elle compte aussi abolir la règle obligeant les inspecteurs à s'annoncer avant leurs visites dans les foyers pour personnes âgées afin que ces dernières «ne soient plus intimidées».
Elle se dit aussi très préoccupée par le réseau de transport collectif de Trois-Rivières, même si ce dernier relève de l'autorité municipale. «En mettant en place plus de taxi-bus dans les régions de Trois-Rivières où il y a moins d'utilisateurs, nous pourrions faire des économies et assurer un service beaucoup efficace.»
L'Équipe autonomiste compte une vingtaine de candidats répartis majoritairement dans la région de la Capitale-Nationale.