À 24 ans, King Melrose est tout jeune mais il a déjà une forte personnalité musicale forgée dans la musique soul qu'il chante en français.

L'énergie communicative de la musique soul

La musique soul n'a pas souvent attiré les chanteurs francophones mais aujourd'hui, un tout jeune homme de 24 ans nous arrive avec un album éponyme fortement teinté de soul. Son nom? King Melrose.
Ce nom, les gens de Granby le connaissent déjà puisque c'est dans le cadre de leur Festival de la chanson qu'il est sorti de l'anonymat. Il y avait remporté le Prix du public en 2010. C'est peu après ce succès que le travail a débuté pour la création d'un album.
«À cette époque, je faisais des reprises. J'ai longtemps chanté du Elvis et c'est de là que vient mon nom d'artiste parce que je chantais le King pour faire du charme aux demoiselles comme dans Place Melrose. Elvis cohabitait avec du Ray Charles dans ce que j'écoutais dans ma jeunesse alors, le soul a toujours été présent pour moi.»
Côté influences, le jeune homme parle volontiers de Ben l'Oncle Soul ou Antoine Gratton. «Au départ, c'était surtout le soul américain des années 50 ou 60 mais je me suis tourné graduellement vers des artistes francophones. J'ai énormément écouté Ben l'Oncle Soul au cours des trois dernières années pour me donner la plume soul francophone parce qu'il n'y en a pas beaucoup au Québec. Je me suis lancé là-dedans pas simplement pour être différent mais parce que c'est la musique que j'aime et que j'écoute. Et quand j'ai commencé à chanter, c'est le style qui me venait le plus du coeur. Pour moi, il n'y a pas d'autre façon de le chanter qu'en se donnant corps et âme et c'est ce qui me plaît.»
Marqué par une influence majeure, le jeune artiste originaire de Lanaudière n'a pas voulu se restreindre en faisant son album.
«C'est teinté de folk, de funk, de dance et on y trouve même des ballades. Ce qui comptait c'est que ça ait de l'âme et lors de l'enregistrement de la chanson Excuse-moi, j'ai utilisé le micro que Michael Jackson avait utilisé pour enregistrer Beat It. Je peux te dire que ce micro-là, il a une âme. J'étais complètement bouleversé. On a immortalisé la séance d'enregistrement sur vidéo et je pense que c'est le plus beau moment de l'album.»
Alors que tant d'autres chantent en anglais dans des styles qui ne l'imposent pas, lui impose le français dans un genre qui n'y est nullement associé.
«C'est un bel objectif qu'on s'est donné. C'est ma langue maternelle, après tout. C'est une belle façon d'amener la langue française dans un territoire, le soul, qu'elle n'a pas tellement investi. Heureusement, j'avais d'excellents collaborateurs qui adhéraient à cette idée.»
Il ne fait pas de doute, en début de carrière, qu'il importe plus que tout pour lui de fouler le plus de scènes possible pour se faire entendre d'un public qui ne le connaît pas encore.
«Moi, c'est sur la scène que je suis à mon meilleur. C'est là que mon énergie se déploie et que ma musique prend tout son sens. C'est là que les gens vont vraiment savoir si je leur plais ou pas. Alors, dans les prochaines années, je veux jouer le plus souvent possible, peu importe le lieu ou l'occasion.»
«L'album me ressemble et c'est une excellente carte de visite que je suis très fier de mettre sur le marché. Je l'ai voulu accessible à tous les publics mais en même temps, je n'ai pas l'impression d'avoir fait le moindre compromis pour le réaliser. Oui, ç'a été un long processus de trois ans mais pour moi, c'était trois années de pur délice.»