Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, était de passage au Technocentre de Trois-Rivières, lundi, en compagnie de son épouse et de plusieurs candidats et députés. À ses côtés, les députés Sylvie Roy et Stéphane Le Bouyonnec et derrière, François Bonnardel.

Legault félicite Lévesque pour sa vision

Tôt lundi matin, l'autobus de la Coalition avenir Québec faisait son entrée au Technoparc de Trois-Rivières sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent où l'attendait la direction du technocentre d'IDÉ de Trois-Rivières.
Le chef caquiste, François Legault, qui était accompagné de plusieurs de ses candidats et députés sortants, ne pouvait rêver de meilleur endroit pour parler d'un élément important de sa plateforme: le Projet Saint-Laurent, dont la mesure phare est de doter le Québec de 20 centres d'innovation. Le technocentre d'IDÉ de Trois-Rivières est l'un d'entre eux.
Le chef caquiste a d'ailleurs salué le travail du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, et sa vision de l'avenir. Il faut dire que Trois-Rivières sur Saint-Laurent, avec son technocentre, ses futurs logements plutôt luxueux, sa promenade le long de la rivière, ses commerces et son amphithéâtre sur le fleuve, répond en tout point au genre de développement dont rêve François Legault pour les futurs entrepreneurs chercheurs. Il en a d'ailleurs fait le tour pour la deuxième fois, lundi, en compagnie du maire Lévesque, avant de quitter la région.
«C'est un bel exemple, ça va exactement dans le sens qu'on veut: d'abord, on est sur le bord de l'eau, il y a un centre de recherche et des entrepreneurs et de la place pour se développer, c'est important. C'est une belle vision de la part d'Yves Lévesque. C'est un modèle. Ce n'est pas pour rien que j'ai choisi d'être ici aujourd'hui. Mais il y a du travail à faire à Trois-Rivières et en Mauricie pour créer des emplois de qualité. C'est rendu qu'on a 9,3 % de chômage. Il y a du travail. Regardez la route 128 à Boston ou la Silicon Valley en Californie, vous allez voir qu'il y a tout cela: des parcs, du résidentiel, des entreprises. Les 15 plus grands centres d'innovation au monde sont sur le bord de l'eau.»
François Legault a aussi qualifié de «très bonne idée» la présence d'un amphithéâtre sur place. «La culture, c'est important et dans la zone d'innovation, il y a des montants prévus. On est ouverts à des projets culturels qui se situent dans la zone.» Dans ce contexte donc, il assure que c'est un beau projet qu'il aurait accepté de subventionner s'il avait été premier ministre du Québec.
Lors de son passage à Trois-Rivières, avant les élections, alors qu'il faisait la promotion de son livre sur le Projet Saint-Laurent, François Legault a rencontré la rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières pour discuter de l'importance des universités dans les centres d'innovation. «La rectrice (Nadia Ghazzali) était emballée par le Projet Saint-Laurent et je crois que, surtout dans le domaine de l'ingénierie et des sciences, on aurait avantage à permettre à l'UQTR d'en faire encore plus ici, dans la zone d'innovation. J'ai compris que la rectrice est d'accord avec ça.»
François Legault débutait la semaine en promettant qu'avec son Projet Saint-Laurent, il créerait plus de 50 000 emplois additionnels de qualité en quatre ans. «Ces emplois s'ajouteront à la croissance prévue de l'emploi pour les quatre prochaines années, qui s'élève à environ 160 000 emplois pour un total de plus de 200 000 emplois», a-t-il expliqué.
Il estime par ailleurs que son plan entraînera sur la même période des investissements d'environ deux milliards $ de la part du gouvernement, qui seront financés d'abord par le récupération des sommes budgétées pour la Politique économique du Parti québécois, soit environ un milliard $.
L'autre milliard $ sera financé par un réaménagement et l'abolition de certains crédits d'impôts aux entreprises, entre autres les crédits d'impôt pour la recherche et le développement, ceux pour la production de titres multimédias (qui seront particulièrement touchés, a admis M. Legault) et enfin ceux pour le développement des affaires électroniques. François Legault estime qu'au total, les zones d'innovation généreront des investissements de plus de 16 milliards $.
Le chef caquiste a répété que l'économie québécoise était à la croisée des chemins et qu'elle avait un urgent besoin d'être modernisée. «La création d'emplois est anémique, la productivité à la traîne et la croissance du PIB minime, a-t-il noté. Le Québec doit faire mieux. Les régions possèdent un potentiel d'innovation qui est loin d'avoir été atteint», a-t-il conclu, en donnant comme preuve qu'il avait inclus dans son Projet Saint-Laurent des régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean, l'Outaouais et l'Abitibi-Témiscamingue , même si elles ne sont pas riveraines du fleuve, car elles sont toutes porteuses d'un créneau particulier.