Danielle St-Amand

Le ministre Hébert doit rassurer la population, demande Danielle St-Amand

La députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, estime que le ministre de la Santé et des Service sociaux, Réjean Hébert, doit rassurer rapidement la population de la région au sujet de l'avenir du laboratoire d'analyse du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, visé par la réorganisation des services dans le cadre du projet Optilab.
Elle ajoute que la visite au CHRTR vendredi dernier, du ministre responsable de la région, Yves-François Blanchet, n'a apporté aucun réponse. «Je pense que le ministre Hébert n'est venu que deux fois chez nous, alors il ne sait pas ce qui se passe ici. Après quatre jours, il n'a pas encore daigné réagir, ce qui nous laisse toujours croire que la proposition (de transférer vers un laboratoire Sherbrooke une partie des analyses en provenance du Centre-de-la-Mauricie, alors qu'elles vont habituellement vers les laboratoires du CHRTR) n'est que du favoritisme pour sa région.»
Mme St-Amand note que les explications du ministre Blanchet, à l'effet que les inquiétudes prennent racine «chez des gens qui manquent d'information», tournent un peu court.
«Je suis en contact avec tout le monde, l'Agence de santé, le CHRTR, des médecins: tout le monde est contre cette décision. Le ministre Hébert nous a montré aujourd'hui (mercredi) qu'il peut changer d'idée, a-t-elle déclaré (en référence à un projet de changement de normes chez la formation du personnel de résidences pour personnes âgées,) alors qu'il reconnaisse que ça ne marche pas cette affaire-là et qu'il vienne rassurer les gens. On a été assez touchés, la coupe est pleine. Que le ministre arrête de se cacher derrière ses fonctionnaires, qu'il prenne ses responsabilités. Sinon, il va me trouver sur son chemin», prévient-elle.
Lors du caucus du Parti libéral qui se déroulait dans le Saguenay en début de semaine, la députée dit avoir discuté de la question avec l'ex-ministre de la Santé, Yves Bolduc. « Tout comme moi, il trouve que c'est inacceptable! Ma préoccupation première, c'est le service que l'on rend à nos patients! Et rien ne démontre dans le geste suggéré par le ministre Hébert pour nos laboratoires se traduira par une valeur ajoutée! Bien au contraire!» conclut-elle.