Le ministre Yves-François Blanchet et la députée Noëlla Champagne

Le ministre Blanchet rencontre la direction du CHRTR

Le ministre Yves-François Blanchet a rencontré vendredi après-midi la direction du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR) afin de discuter de la décision de Québec de transférer une partie des activités d'analyse des laboratoires de Trois-Rivières vers Sherbrooke.
À la sortie de cette réunion, le ministre responsable des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec, qui était accompagné pour l'occasion de la députée de Champlain, Noëlla Champagne, a affirmé que «ce n'était pas une rencontre qui avait pour objectif d'avoir des conclusions, mais bien d'échanger de l'information».
«J'ai été exposé à une vision et des argumentaires d'un haut niveau d'articulation [...] ça venait du coeur et du cerveau. Je suis très sensible à ce que j'ai entendu», a ajouté le ministre après la rencontre qui a duré un peu plus d'une heure. «Cela améliore de beaucoup la lecture que j'avais de ce dossier. Je suis très confiant pour la suite.»
Yves-François Blanchet affirme toutefois «que la réponse ultime» viendra du Dr Réjean Hébert, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec. Une autre rencontre doit d'ailleurs avoir lieu prochainement entre la direction du CHRTR et le Dr Hébert. Ce dernier était toutefois à l'extérieur du pays cette semaine. Le ministre Blanchet a souligné qu'il souhaitait participer à cette seconde rencontre.
«Le Dr Hébert va assurément prêter l'oreille, je n'ai aucune inquiétude», a souligné le ministre Blanchet en ajoutant que les agences de santé «doivent se parler avec un échéancier fixé au 31 mars pour déposer des critiques, des commentaires, des appréhensions et des craintes».
«J'entends très bien les craintes qui vont jusqu'à voir la situation comme une remise en question de ce qui a été fait», a précisé le ministre responsable des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec qui avoue que ces inquiétudes sont «légitimes», mais qu'elles prennent racine chez les gens qui «manquent d'informations».
«Je vais me faire le porteur de ces inquiétudes auprès de mon collègue de la Santé», a toutefois signalé le ministre.
Le directeur des communications du CHRTR, Serge Boulard, qualifiait la rencontre de «premier pas». Il a aussi salué la «qualité d'écoute» du ministre Yves-François Blanchet. «Nous espérons toutefois que la rencontre avec le ministre Hébert ait lieu dans les plus brefs délais. Nous souhaitons le mieux pour la région.»
Le ministre lance un appel au calme
Yves-François Blanchet a également lancé un appel au calme à sa sortie de la rencontre avec la direction du CHRTR. Cet appel visait directement ceux qui ont dénoncé cette semaine la décision de Québec de transférer une partie des activités d'analyse des laboratoires de Trois-Rivières vers Sherbrooke.
«Dans chaque débat, est-ce qu'on peut attendre d'échanger des faits rationnels avant de jeter les hauts cris?», a demandé le ministre. «Il n'y a personne nulle part qui remet en question les investissements majeurs que le gouvernement du Québec vient de faire dans le réseau de la santé de la Mauricie. Il y a des gens qui jettent les hauts cris et qui donnent un spectacle qui ne sert pas la région. Soyons rationnels.»
Sa collègue péquiste qui représente la circonscription de Champlain a abondé dans le même sens.
«Alerter et faire peur aux gens et faire paniquer la population ne permet pas de faire avancer les choses», a-t-elle ajouté. «Je sais que la Mauricie est plus frileuse pour toutes sortes de raisons, mais ce qu'on a fait aujourd'hui (vendredi) [...] pourrait faire toute la différence.»