Des entrepreneurs et des représentants d'organismes de développement économique ont assisté mardi, à Bécancour, à la présentation détaillée du Fonds de diversification économique. On reconnaît à l'avant Vincent Bourassa, le directeur régional du Centre-du-Québec au ministère des Finances et de l'Économie.

Le maire Dubois lance un appel aux entrepreneurs de Bécancour

Le maire de Bécancour souhaite que davantage d'entreprises de sa ville déposent des projets au Fonds de diversification économique afin qu'elles soient nombreuses à bénéficier des 200 millions $ disponibles. Une trentaine de personnes, entrepreneurs etintervenants économiques de Bécancour, ont d'ailleurs répondu à son invitation hier en assistant à la présentation détaillée du Fonds.
Le chantier économique mis de l'avant par Jean-Guy Dubois servira notamment à encourager les entrepreneurs de Bécancour à déposer des projets au Fonds de diversification créé pour atténuer les conséquences économiques de la fermeture de la centrale Gentilly-2.
«Nous avons depuis trente ou quarante ans été bercés par les grandes entreprises. Et là, nous avons eu un contrecoup avec la fermeture de la centrale. Nous devons lutter contre lephénomène de dévitalisation de certains secteurs, ceux del'Est de Bécancour», affirme Jean-Guy Dubois, le maire de Bécancour.
«Le chantier économique est un exercice de créativité. Il est temps que nous ayons des idées», ajoute le maire.
Jean-Guy Dubois souhaite qu'une partie du Fonds soit dédiée exclusivement aux entreprises de Bécancour. Rappelons toutefois que le Fonds prévoit déjà que150 millions $ soient réservés aux entreprises de Trois-Rivières et de Bécancour.
«L'épicentre du problème était ici (à Bécancour). Je souhaite encore qu'une partie du Fonds nous soit attribuée spécifiquement.»
Toutefois, le maire Dubois avoue que si plus de projets étaient déposés par les entrepreneurs de Bécancour, il aurait davantage d'arguments pour faire valoir sa position. «Il faut avoir des projets. Lorsque tu as des projets, tu peux aller te battre.»
Mardi, des représentants du Centre local de développement (CLD) de Bécancour, de la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) de Nicolet-Bécancour, de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur du Québec, de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ainsi que d'entreprises de Bécancour ont assisté à la présentation du Fonds de diversification économique.
Rappelons que trois projets de Bécancour ont déjà reçu de l'aide du Fonds. La Corporation de promotion et de développement de Bécancour, la Fromagerie L'Ancêtre ainsiqu'Oriens Technologies ont respectivement reçu des prêts sans intérêt de 119 594 $, 643 500 $ et 1 275 000 $.
Le coprésident du Comité du Fonds de diversification économique, Jean-Guy Paré, voit du bon oeil les efforts du maire de Bécancour pour amener les entrepreneurs de sa ville à déposer des projets au Fonds de diversification.
«Une réunion comme aujourd'hui, c'est extraordinaire. L'objectif du maire est le même que moi et du comité du Fonds. Nous travaillons pour la collectivité. Les entrepreneurs de Bécancour veulent avoir75 millions $ [la moitié des 150 millions $ réservés pour Trois-Rivières et Bécancour]. Et bien organisons-nous pour l'avoir», soutient le coprésident du comité du Fonds de diversification économique.
Jean-Guy Paré affirme de plus que d'autres entreprises devraient bientôt recevoir de l'aide. Il précise que des projets sont approuvés par le comité, mais que ceux-ci doivent être acceptés par le gouvernement. «Le caucus du Parti québécois se réunit à Shawinigan les 5 et6 février prochains. On s'attend à ce que le gouvernement annonce d'autres projets du Fonds par la suite.»
Par ailleurs, tout porte à croire que le projet d'usine d'engrais de l'entreprise IFFCO sera accepté par le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet.
Le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) serait favorable au projet.
Une source très près du dossier affirmait au Nouvelliste que les interventions de certains groupes écologistes, qui auraient dit qu'il s'agissait d'un bon projet lors des audiences publiques, auraient grandement contribué à rendre l'avis du BAPE favorable à IFFCO.