Le maire de Saint-Tite André Léveillé quitte la vie politique, mais donne son appui à Michel Grosleau, qui délaisse la mairie de Saint-Prosper pour briguer celle de sa ville natale.

Le maire de Saint-Prosper se présente... à Saint-Tite

Coup de théâtre dans le monde municipal de la région, alors que l'actuel maire de Saint-Tite, André Léveillé, annonce qu'il ne sollicitera pas un troisième mandat à la mairie, présentant du même coup celui qu'il qualifie de son «dauphin» qui se lancera dans la course dans un esprit de continuité.
Ce candidat, c'est Michel Grosleau, l'actuel maire de Saint-Prosper, qui délaissera du même coup la mairie de sa municipalité le 5 novembre prochain.
Depuis quelques mois déjà, André Léveillé ne cachait pas qu'il était en sérieuse réflexion quant à son avenir politique.
À l'aube de ses 74 ans, M. Léveillé estime qu'il n'a plus autant d'énergie à consacrer à la vie municipale, mais souhaite désormais concentrer son attention au développement d'un projet touristique d'envergure pour Saint-Tite. Du même coup, il confie avoir voulu trouver un candidat qui pourrait agir dans la continuité de ce qu'il a entrepris depuis huit ans.
«Michel est un gars de Saint-Tite. Notre histoire est un peu la même, car nos ambitions politiques nous ramènent à notre milieu natal. En 2009, quand j'ai été élu, j'ai quitté Shawinigan pour revenir dans ma ville. On avait effleuré le sujet l'an dernier, lors d'une réunion de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), et au printemps, nous nous sommes assis ensemble pour en discuter plus sérieusement», explique André Léveillé.
Maire de Saint-Prosper depuis quinze ans et actif dans la vie municipale depuis 25 ans, Michel Grosleau dit avoir complété le gros dossier de sa carrière politique à Saint-Prosper avec l'achèvement du projet d'eau potable.
C'est d'ailleurs pour cette expérience qu'il souhaite désormais revenir vers Saint-Tite, alors que la phase deux du projet d'assainissement de l'eau potable, avec l'usine de filtration et la construction d'un réservoir au coût d'environ 12 M$, occupera grandement les discussions du conseil municipal de Saint-Tite pour les prochains mois. «J'ai encore quelques contacts politiques dans ce domaine», a lancé M. Grosleau en riant. 
«J'ai un très fort sentiment d'appartenance à Saint-Tite. Je suis encore propriétaire de la maison familiale, et ça mijotait dans ma tête de revenir m'installer dans le coin. Je sais que je peux apporter beaucoup d'aide à l'administration municipale», explique le retraité d'Hydro-Québec, âgé de 62 ans.
Il confie quitter la mairie de Saint-Prosper à regret, mais se dit confiant pour l'avenir. «Je sais qu'il y a de la relève. Des annonces auront lieu sous peu, mais je ne quitte pas sans m'assurer qu'une bonne relève prenne le flambeau», mentionne-t-il sans vouloir dévoiler encore l'identité de la personne qui se présentera dans la continuité de son administration.
Du côté de Saint-Tite, outre le projet d'assainissement des eaux, Michel Grosleau souhaite aussi miser sur le projet de développement domiciliaire qui doit se faire du côté du rang Saint-Augustin avec une vingtaine de nouvelles résidences. «Il y a de très beaux projets à venir et j'ai le goût de m'investir à 100 % pour les réaliser», mentionne Michel Grosleau.
Pour sa part, André Léveillé consacrera désormais son temps au développement du projet de village western Kapibouska, en collaboration avec la microbrasserie À la Fût.
«Il y a un OSBL qui a été créé, un conseil d'administration constitué. C'est un projet touristique ouvert cinq mois par année en lien avec la thématique western qui nous anime ici, ainsi que l'histoire des débuts de Saint-Tite. C'est un beau projet qui me motive beaucoup», signale M. Léveillé, qui dit quitter la mairie la tête haute.
«Il faut savoir arriver et il faut savoir quitter. J'ai fait deux mandats avec deux équipes extraordinaires, j'ai apprécié la collaboration avec les cadres et les employés municipaux. Nous avons pu régler les conventions collectives et il règne une atmosphère agréable à la Ville de Saint-Tite», conclut-il.
Outre Michel Grosleau, une autre candidate a déjà fait connaître ses couleurs dans la course à la mairie de Saint-Tite, soit la conseillère municipale Annie Pronovost.