Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.

Le colisée, un incontournable pour le maire Lévesque

Les prochains députés ou députées de Maskinongé, Trois-Rivières et Champlain devront s'attendre à une demande principale du maire de Trois-Rivières Yves Lévesque: la réalisation du colisée. Chaque candidat qui se présentera à l'hôtel de ville durant cette campagne électorale recevra la même demande du premier magistrat.
«Je veux un engagement clair que Québec sera au rendez-vous pour le financement. Nous sommes les premiers à avoir instauré de cette façon des partenariats pour le développement de plateaux sportifs. Nous devrions être félicités et cités en exemple, et Québec doit reconnaître que nous faisons de la gestion responsable. Le projet que nous prendrons sera celui qui sera le plus avantageux pour les contribuables, et pour le moment, ce projet est à l'UQTR», signale Yves Lévesque.
Au même titre que son homologue de Shawinigan, Michel Angers, Yves Lévesque espère aussi une entente sur le pacte fiscal, permettant aux municipalités de récupérer des sommes d'argent importantes pour fournir des services à sa population. Par ailleurs, Yves Lévesque misera sur un discours de soutien aux événements culturels et sportifs.
«Québec doit reconnaître l'effort financier que la Ville fait pour maintenir ses événements, mais aussi reconnaître qu'en région, nous avons beaucoup plus de mal à obtenir des commandites majeures. Les critères d'attribution de l'aide financière devraient être modulés en fonction des réalités des grands centres et des régions, parce qu'il importe de maintenir nos événements en place», croit le maire de Trois-Rivières.
Ce dernier espère aussi pouvoir obtenir le même traitement réservé aux grandes villes dans les ententes culturelles, qui permet d'obtenir aussi de l'argent pour la réfection des infrastructures culturelles, et non pas juste pour l'événementiel.
Si le maire compte entretenir les candidats sur les impacts fiscaux des compensations de taxes, il espère aussi les sensibiliser à exiger du gouvernement d'avoir en tête les régions quand vient le temps d'implanter ou de déplacer des emplois de la fonction publique. «J'aimerais qu'ils prennent en considération les régions les plus touchées par le chômage. Les emplois de la fonction publique, ça amène une économie plus stable», mentionne M. Lévesque.
Finalement, le maire de Trois-Rivières souhaite faire entendre ses arguments concernant la desserte policière et les coûts y étant rattachés.
«Il y a une iniquité envers les citoyens des villes de 100 000 habitants et plus, car ils ne peuvent pas avoir recours aux services de la Sûreté du Québec. Les contribuables de chez nous paient donc 100 % de leur service de police municipale, mais aussi une partie de la police provinciale via leurs impôts. Si nous étions desservis par la Sûreté du Québec, ça représenterait pour nous une économie de 11 M$ annuellement», fait remarquer Yves Lévesque, qui souhaite ainsi que Québec offre des compensations aux villes concernées, ou encore assouplisse ses règles, permettant aux plus grandes villes de pouvoir choisir les services de la police provinciale.
EN QUELQUES MOTS...
Participation financière de Québec dans le colisée
Entente sur le pacte fiscal
Plus grand soutien aux événements culturels et sportifs
Compensation pour la desserte policière
Traitement équitable des villes pour leurs infrastructures culturelles