L'auberge Le Florès de Grand-Mère devra trouver un moyen de se sortir du pétrin. L'entreprise doit 1 899 318 $ à 141 créanciers.

L'auberge Le Florès croule sous les dettes

Véritable fleuron du monde hôtelier du Centre-de-la-Mauricie, l'auberge Le Florès de Grand-Mère croule sous les dettes, si bien que la faillite semble proche, avec un dû de près de 2 M $. L'entreprise tentera dans les prochains mois de s'entendre avec ses créanciers après s'être placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.
Fondé en 1979, Le Florès connaît des temps difficiles dans les dernières années. En 2010, l'auberge avait été placée en vente, avant que la propriétaire des lieux, Carolle Charles, ne se ravise. Puis, une série d'investissements laissaient croire que les beaux jours allaient être de retour. La rentabilité n'a toutefois pas été au rendez-vous.
«Les difficultés ont été causées par différents petits événements. Il y a eu la situation économique, avec la fermeture d'usines, qui nous a fait perdre plusieurs clients. Cela a concordé avec l'investissement [dans l'auberge], qui n'a pas pu prendre son envol puisqu'il y a eu moins de clients d'affaires. Il y a aussi eu une difficulté au niveau du recrutement de personnel. Nous avons une table gastronomique qui nécessite l'embauche de personnel qualifié», a raconté la directrice des ventes et du marketing de l'établissement, Jacinthe Allard.
Celle-ci se montre tout de même optimiste. Elle est d'avis que de se mettre à l'abri des créanciers était la manière logique de procéder afin de rebondir et se sortir du pétrin.
«Nous ne faisons pas faillite. Nous n'envisageons aucune fermeture, loin de là. Nous voulons prendre les moyens pour mieux se restructurer et faire face à la situation.»
D'ailleurs, il semblerait que la saison touristique 2014 se déroule à merveille et que le taux d'occupation de l'établissement est à la hausse.
«Nous connaissons une excellente saison touristique. Nous avons une offre de cuisine exceptionnelle avec la présence de chefs internationaux. Nous sommes cependant confrontés à des difficultés passées qui nous rattrapent», a souligné Mme Charles.
Les dettes de la compagnie propriétaire de l'endroit, Les Entreprises C.J.S., s'élèvent à1 899 318 $. Parmi les créanciers les plus importants, on retrouve plusieurs institutions financières, la Ville de Shawinigan, les ministères du revenu canadien et québécois ainsi que plusieurs entreprises de la région, pour un total de 141 créanciers.
«Ils ont été informés et nous travaillons de pair avec eux pour continuer de bénéficier de leurs services», a expliqué Mme Allard.
L'auberge Le Florès embauche 35 employés et compte 34 chambres, en plus d'un spa, d'une table gastronomique et d'un centre de santé. Elle est cotée quatre étoiles par la Corporation de l'industrie touristique du Québec.
«Nous allons travailler avec les organismes de développement économique afin de s'assurer que nous avons tout en notre pouvoir pour redresser la situation», conclut Jacinthe Allard.