À l'avant, Chantale Carignan, survivante du cancer, et à l'arrière, de gauche à droite: Carole Beaudoin, survivante, Danielle Drolet, vice-présidente des programmes de la Fondation du cancer du sein du Québec, Louis Trudel, pharmacien-propriétaire de deux Pharmaprix de Trois-Rivières, et Marc H. Plante, député de Maskinongé.

La Virée rose s'amène en Mauricie

C'est souvent après une simple observation de leurs seins que des femmes ont pu faire un premier dépistage d'une des maladies les plus redoutées, le cancer.
Mais encore faut-il connaître ses seins pour être en mesure de dépister, justement, une bosse ou une veine anormales, une rougeur inhabituelle, un gonflement ou une inversion du mamelon. Pour y arriver, il faut donc connaître ses seins, bref prendre en main la santé ses seins.
C'est pour inviter les Québécoises à le faire que la Fondation du cancer du sein du Québec a amorcé, cet été, la Virée rose, une vaste tournée québécoise à bord d'un immense VR repeint en rose dans lequel on trouve une véritable clinique d'informations et de conseils pour démystifier le cancer du sein et en faire le dépistage.
La Virée rose était installée au Parc portuaire de Trois-Rivières, jeudi. Elle sera à la pharmacie Pharmaprix du boulevard Jean-XXIII le samedi, 5 juillet, de 9 h à midi et au Pharmaprix du boulevard Thibault Nord, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, de 13 h à 17 h la même journée. Elle terminera son passage en Mauricie à l'Expo agricole, le dimanche, 6 juillet, de 11 h à 20 h.
Danielle Drolet, vice-présidente des programmes de la Fondation du cancer du sein du Québec rappelle qu'une femme sur neuf va recevoir un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie. Toutefois, précise-t-elle, «la recherche fait en sorte que les taux de survie augmentent. En 1974, 71 % des femmes survivaient cinq ans après le diagnostic. Maintenant, c'est 88 % des femmes qui survivent», dit-elle.
Chantale Carignan, ancienne journaliste à TVA et aujourd'hui chef du service des communications à la Ville de Trois-Rivières, était visiblement heureuse d'être présente à l'événement, jeudi, pour témoigner de son combat réussi contre le cancer du sein.
C'est au cours d'une mammographie de routine, alors que Mme Carignan vivait en Nouvelle-Calédonie avec sa famille, que son cancer a été dépisté. Elle était en vacances en Australie lorsque son médecin lui a finalement demandé de revenir au pays pour subir une chirurgie qui a été suivie d'une chimiothérapie, un scénario qu'elle ne souhaitait évidemment pas vivre. Fort heureusement pour elle, elle a survécu à son cancer sans perdre le sein qui était affecté.
Chantale Carignan raconte toutefois ne pas s'être découragée face à ce diagnostic-massue puisqu'il s'agissait, selon le test, d'un début de cancer. Or, elle a préféré s'accrocher au mot «début», raconte-t-elle, sachant qu'aux premiers stades, il est plus facile de s'en sortir. Mais comme elle le dit si bien, «le stade, ce n'est pas nous qui le déterminons. Il y a des femmes qui, quand elles le découvrent, sont à un stade avancé. Je fais partie des chanceuses qui l'ont découvert à un stade préliminaire», dit-elle.
Au Québec, 6000 nouvelles femmes recevront un diagnostic de cancer, cette année. Pourtant, seulement 22 % des femmes font un examen et des observations régulières de leurs seins. C'est pourquoi la Virée rose invite les femmes à être attentives à leur corps puisqu'en faisant une détection précoce, dit la Fondation, on met toutes les chances de son côté. La Virée rose visitera 120 villes du Québec pendant 20 semaines.