Camille Des Lauriers, gagnante du 2e prix, Samie St-Arnault, responsable du projet pour le Réseau In-Terre-Actif secteur jeunesse du CSTR et Judith Doré-Morin, gagnante du 1er prix.

«La privatisation de l'eau: pour ou contre?»

En décembre dernier, le Réseau In-Terre-Actif, en collaboration avec la Commission scolaire du Chemin-du-Roy,  lançait la première édition de son concours de textes argumentatifs dans trois écoles secondaires de la Mauricie, rejoignant près de 120 élèves. Celui-ci consistait à être une activité d'écriture sur le thème «La privatisation de l'eau: pour ou contre?».
L'objectif de ce concours de rédaction était double. Il visait à la fois à préparer les élèves en vue de l'épreuve unique de français qu'ils auront à vivre à la fin de leur secondaire ainsi qu'à leur permettre de se renseigner, de s'interroger et de s'exprimer par l'entremise d'un texte argumentatif sur un enjeu social d'actualité. L'originalité de ce concours résidait dans le fait qu'il permettra aux participants de diffuser le résultat de leurs efforts de réflexion et de rédaction à de réels destinataires qui les liront avec intérêt au sein de la vaste population de la région de la Mauricie.
Entre la mi-décembre 2013 et la fin du mois de mars 2014, les élèves se sont vu remettre un cahier de préparation où divers textes ciblant tous le thème de la privatisation de l'eau seront proposés. En lisant ces textes, et en allant chercher des compléments d'information, les élèves ont pu se forger une opinion sur la thématique choisie. Ils ont été par la suite appelés à rédiger un texte argumentatif (style «lettre ouverte») d'environ 500 mots au sein duquel ils devaient donner leur avis sur la question et étayer leur raisonnement par un argumentaire clair et articulé.
Privatiser l'eau: privatiser la vie
Partout sur le globe, les conséquences de nos actes passés et présents se font de plus en plus pesantes. Outre le dérèglement climatique, les guerres dévastatrices et la mauvaise répartition des richesses, la distribution inégale de l'eau potable à travers le monde en fait souffrir plus d'un. Est-il pour autant justifié de miser sur la privatisation de l'eau afin de combler ce manque d'accès à l'or bleu?
Je suis d'avis qu'il ne s'agit pas d'une solution convenable puisque dans la majorité des cas, elle en fait qu'amplifier la problématique déjà existante. Par l'entremise de ce texte, je désire donc vous mettre au fait quant aux graves répercussions qu'a déjà eues la privatisation de l'eau dans de nombreux pays et vous partager mon opinion vis-à-vis l'envie de faire de l'eau un bien privé.
D'entrée de jeu, la vulnérabilité des pays en voie de développement les contraint bien souvent à accepter les offres alléchantes des entreprises privées sans se préoccuper des possibles contrecoups. Les compagnies ayant donc le projet de s'approprier les ressources d'eau potable d'un territoire n'ont qu'à sortir les grandes promesses de financement pour obtenir la soumission d'une nation entière. Bien que l'on affirme initialement que la privatisation de l'eau ne sera que bénéfique pour tous, la réalité a encore une fois prouvé tout le contraire.
Où sévit ce régime, le prix de l'eau n'a fait qu'augmenter copieusement menant ainsi à de nombreuses coupures de service dues à des factures que les populations sont désormais incapables de payer.
Des femmes et des enfants sont alors tenus de quitter l'école et travail pour reprendre les interminables marches quotidiennes pour aller se procurer un peu d'eau. De plus, cette eau est souvent impropre à toute consommation. Autrement, comme c'est le cas en Bolivie, la privatisation de l'eau peut mener à une détérioration notable des services et à une diminution de la qualité de l'eau. Quant à moi, il me semble très clair que la privatisation de l'eau est plus néfaste que bienfaisante.
D'autre part, je crois fermement que l'eau doit être considérée comme un besoin essentiel de l'homme et ce, au même titre que le logement, la nourriture et l'habillement. Actuellement, tel qu'indiqué dans un article du Centre Europe Tiers-monde: «[...] 1,4 milliard de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable et près de 4 milliards ne bénéficient pas de conditions sanitaires convenables.»
Voilà qui est fort alarmant. Sans eau, la race humaine ne peut subsister.
Malgré que tout cela semble très éloigné de notre réalité, il n'en demeure pas moins que nos réserves d'eau douce s'épuisent peu à peu. Je ne pense pas qu'il soit très responsable de laisser des entreprises privées assoiffées de pouvoir obtenir le monopole de cette ressource fondamentale pour notre survie.
C'est injuste de ne donner qu'aux plus fortunés le droit à l'eau, le droit à la vie. L'eau doit demeurer un bien commun duquel toutes les générations présentes et futures pourront profiter.
Pour conclure, la privatisation de l'eau ne fait que rendre la ressource davantage inaccessible. Les conséquences de ce régime sont bien réelles et ne peuvent être ignorées. Nous devons, en tant que citoyen du monde, trouver d'autres moyens plus humains de faciliter l'accès à l'eau afin que tous aient une chance égale de goûter la vie.
En décembre dernier, le Réseau In-Terre-Actif, en collaboration avec la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, lançait la première édition de son concours de textes argumentatifs dans trois écoles secondaires de la Mauricie, rejoignant près de 120 élèves. Celui-ci consistait à être une activité d'écriture sur le thème «La privatisation de l'eau: pour ou contre?».
L'objectif de ce concours de rédaction était double. Il visait à la fois à préparer les élèves en vue de l'épreuve unique de français qu'ils auront à vivre à la fin de leur secondaire ainsi qu'à leur permettre de se renseigner, de s'interroger et de s'exprimer par l'entremise d'un texte argumentatif sur un enjeu social d'actualité. L'originalité de ce concours résidait dans le fait qu'il permettra aux participants de diffuser le résultat de leurs efforts de réflexion et de rédaction à de réels destinataires qui les liront avec intérêt au sein de la vaste population de la région de la Mauricie.
Entre la mi-décembre 2013 et la fin du mois de mars 2014, les élèves se sont vu remettre un cahier de préparation où divers textes ciblant tous le thème de la privatisation de l'eau seront proposés. En lisant ces textes, et en allant chercher des compléments d'information, les élèves ont pu se forger une opinion sur la thématique choisie. Ils ont été par la suite appelés à rédiger un texte argumentatif (style «lettre ouverte») d'environ 500 mots au sein duquel ils devaient donner leur avis sur la question et étayer leur raisonnement par un argumentaire clair et articulé.
Judith Doré-Morin
5e secondaire
École secondaire des Pionniers