Vue aérienne du futur agrandissement que l'on aperçoit ici en avant-plan du bâtiment existant.

La phase 2 du CHRTR complétée en 2018

D'ici environ un an, soit en mars 2015, le bruit de la machinerie lourde commencera à se faire entendre aux abords du Centre hospitalier affilié universitaire régional (auparavant appelé CHRTR).
<p>De gauche à droite: Martin Rousseau, adjoint à la direction des services techniques - planification immobilière et projets au CSSS de Trois-Rivières, Rosemonde Landry, directrice générale adjointe à la gouvernance clinique et Lise-Andrée Galarneau, microbiologiste infectiologue.</p>
<p>Voici de quoi auront l'air les chambres avec salle de bain non partagée.</p>
Au terme de trois années de travaux, une annexe de 12 000 mètres carrés en forme de diapason sera greffée au bâtiment existant du boulevard du Carmel, augmentant ainsi sa surface de 22 %.
Le Centre de santé et des service sociaux de Trois-Rivières a présenté, lundi, les croquis de l'agrandissement tant attendu de l'ancien CHRTR.
On y trouvera 120 chambres individuelles avec salle de toilette non partagée. De ces 120 chambres, 50 nouveaux lits s'ajoutent à la capacité actuelle d'hospitalisation. Les 70 autres proviennent de deux unités de soins vétustes où se trouvaient des chambres doubles et triples.
Les chambres seront réparties en trois unités de soins de 40 lits. Au départ, seulement 40 % des chambres devaient être simples. Le changement, qui n'occasionne pas de coûts de dépassement, assure l'adjoint à la direction des services techniques, Martin Rousseau, s'appuie sur des recommandations ministérielles et d'experts en prévention des infections.
Comme l'explique la Dre Lise-Andrée Galarneau, microbiologiste infectiologue au CSSS de Trois-Rivières, ces chambres répondront aux normes techniques les plus récentes. «C'est sûr que lorsqu'on ne partage pas les mêmes environnements qu'un autre patient qui pourrait être potentiellement infecté ou contagieux, ça a un avantage certain», fait-elle valoir.
La configuration des ailes permet même de regrouper, si besoin, des patients isolés pour le même pathogène.
Selon la directrice générale adjointe à la gouvernance clinique, Rosemonde Landry, cela facilite même le travail du personnel infirmier.
Mme Landry assure toutefois que les patients qui sont placés en chambre simple pour des raisons médicales n'auront pas à payer les frais associés à ce genre de chambre. Mme Landry assure que l'établissement conserve un service de chambres doubles et de salles.
La construction de la phase 2 comprend aussi des aménagements majeurs dans le bâtiment existant sur une superficie de 3000 mètres carrés. Des interventions importantes seront aussi réalisées à l'extérieur des bâtiments puisqu'une
nouvelle zone de stationnement sera créée ainsi que des espaces verts.
Les nouveaux aménagements «vont permettre de moderniser les installations et les services cliniques ambulatoires, les services d'urologie, de pneumologie, de neurologie ainsi que la clinique de diabète. Les services de cardiologie seront quant à eux regroupés.
Des aménagements sont aussi prévus au niveau de l'unité de soins en santé mentale et de l'unité d'hospitalisation brève en santé mentale.
Nouveaux locaux pour la formation, nouveaux locaux pour le personnel et amélioration d'efficience de certains services de soutien, notamment pour la réception de marchandises, font aussi partie du projet.
Selon le calendrier prévu, la réalisation des plans et devis définitifs se terminera cet été. La Société québécoises des infrastructures pourra ensuite déposer le dossier d'affaires final pour la dernière approbation au Conseil des ministres. Une fois cette étape réalisée, les appels d'offres aux entrepreneurs pourront être lancés.