La petite séduction à la Dubois

Le temps d'un avant-midi, Jean-Guy Dubois a troqué son habit de maire pour celui de guide touristique afin de faire découvrir aux médias les cinq joyaux de Bécancour. Une initiative qui survient à l'an 1 de la nouvelle organisation municipale en matière de tourisme, à la suite de la dissolution de l'Office qui couvrait l'ensemble de la MRC.
«Nous partons à la rencontre des cinq attraits majeurs. Il y a une effervescence touristique sur le territoire. On connaît une saison exceptionnelle et on bat des records partout», a fièrement lancé l'animateur du jour à bord de l'autobus qui propose différents circuits le dimanche, soit le même jour où la navette fluviale est en opération pour joindre les deux rives. À ses premiers tours de ville, l'autobus a affiché complet, au grand plaisir de la directrice au tourisme, Marie-Michelle Barette.
Outre les membres de la presse, les élus municipaux, «qui n'ont pas la chance de tout voir», ont participé à cette tournée médiatique, ainsi que des représentants d'organismes. «Il y a un grand effort pour établir une convergence entre les attraits», a fait savoir M. Dubois.
Soulignant, au passage, des atouts comme la Fromagerie L'Ancêtre et le Marché Godefroy, de même qu'un réseau cyclable à multiples boucles, la délégation s'est d'abord arrêté à la Société Acadienne Port-Royal qui, la veille, avait fait connaître ses nouvelles expositions.
Sur la route menant à la seconde destination, le maire de Bécancour a montré le site de la future usine de transformation, de récupération et de vente de métaux recyclés qui pourrait démarrer en 2017 dans le parc industriel. D'ailleurs, le promoteur, COOP ARPAC (Association des recycleurs de pièces d'autos et de camions), vient d'obtenir les autorisations environnementales nécessaires pour réaliser ce projet évalué à 20 millions de dollars et devant créer 20 emplois.
«Sainte-Gertrude s'est donné l'image du cheval», a indiqué au Nouvelliste Bernard Giles, de la Ferme du Joual Vair, qui assume également la présidence de Tourisme Centre-du-Québec. Et cette vocation ne ment pas à voir le camping équestre du Parc de la rivière Gentilly, un secret bien gardé, selon M. Dubois.
Son directeur général, Marc Joseph, n'est pas peu fier des 100 kilomètres de sentiers équestres qui sont situés dans des paysages variés. L'exploitation de ce créneau pourrait passer par l'ajout de terrains de camping ou un développement domiciliaire en lien avec la thématique équestre. À cette offre s'ajoutent des activités telles que le vélo de montagne qui représente un fort produit d'appel, avec sa pumptrack. Et une activité d'interprétation n'est pas écartée près des Chutes à Thibodeau.
Au troisième arrêt, il a été possible de se familiariser avec le Moulin Michel de Gentilly, dont la meunerie ancestrale est fonctionnelle. La directrice générale, Anne-Marie Schaerli, était heureuse de montrer l'Agora des Générations et d'annoncer que la Crêperie champêtre est ouverte tous les jours de l'été, de 11 h à 14 h, pour y servir un menu complet à base de sarrasin, ainsi que durant les fins de semaine de septembre.
En quittant les lieux pour se rendre au Centre de la biodiversité, avec sa faune urbaine et son exposition Voyage au fond du St-Laurent, Jean-Guy Dubois a expliqué à ses invités comment Gentilly était «un gros secteur de la ville» à l'époque de la centrale nucléaire. «Le village a subi de méchants contrecoups», a-t-il rappelé, évoquant le projet d'incubateur qui n'a pu voir le jour au club de golf et un site LaPrade destiné à recevoir d'éventuelles entreprises environnementales.
Finalement, c'est au quai de Sainte-Angèle que la visite s'est terminée, un endroit hautement couru depuis les Fêtes du 50e. «C'est un peu le centre-ville», a soutenu la présidente de Quai en fête, Clairette Biron, visiblement satisfaite des installations, dont un chapiteau d'une rare qualité au Québec. «Pas moins de 4470 personnes ont consommé nos activités jusqu'à présent», a-t-elle révélé, tout en énumérant les différents éléments de la programmation estivale, dont la 9e édition du Rendez-vous Ô fleuve qui aura lieu les 11, 12 et 13 août.
Durant le trajet, le maire de Bécancour a laissé échapper des investissements potentiels de «deux, trois millions de dollars» à la marina, avec un projet sérieux de microbrasserie. «Ça me rend fier de vous montrer ce qu'on essaie de bâtir», a-t-il conclu.