Le pape Jean-Paul II à bord de la papamobile lors de son passage à Trois-Rivières.

La papamobile à Nicolet

Le Musée des religions du monde de Nicolet a dévoilé lundi son plus récent «gros coup»: la papamobile qui a transporté Jean-Paul II lors de son voyage au Canada il y a 30 ans sera la vedette de l'exposition 1984: je me souviens, qui réanimera les souvenirs de la visite dans la région du pape dont la canonisation est prévue en avril. La construction d'une annexe au musée sera nécessaire à l'exposition du véhicule.
<p>Le Musée des religions du monde de Nicolet exposera une des deux papamobiles qui a servi au transport du pape Jean-Paul II lors de sa visite au Canada en septembre 1984. Une annexe devra être construite pour permettre l'exposition du véhicule à Nicolet.</p>
<p>Le directeur du Musée des religions du monde de Nicolet, Jean-Francois Royal.</p>
Comme l'explique le directeur du Musée des religions du monde Jean-François Royal, deux voitures avaient été construites et mises à la disposition de Jean-Paul II lors de son voyage au Canada du 9 au 20 septembre 1984. Par la suite, une des papamobiles a pris le chemin du Vatican tandis que l'autre s'est retrouvée au Musée des sciences et technologies d'Ottawa, qui a accepté de le prêter au musée nicolétain.
«Nous avons eu une excellence collaboration de la Conférence des évêques catholiques du Canada, qui demeure propriétaire de l'auto», apprécie M. Royal, en ajoutant que les délais dans la conclusion de l'accord de prêt ont été dus aux réflexions de son propre musée. «Le problème était que le véhicule ne rentrait pas dans notre musée! Alors il fallait déterminer comment on allait pouvoir l'exposer. C'est ce qui a été le plus long», raconte-t-il.
La direction et le conseil d'administration du musée ont considéré l'option de la location d'un chapiteau. Mais comme l'exposition se déroulera de mai 2014 à septembre 2015, on ne pouvait négliger les enjeux reliés à la saison hivernale. Il aurait fallu entreposer la papamobile l'hiver et payer deux locations de chapiteaux, en plus de devoir assurer une sécurité «humaine» et non pas seulement par caméras de surveillance.
«Ce plan aurait coûté moins cher que de bâtir une annexe, mais l'annexe est quelque chose qui va nous rester après. C'est un investissement. L'espace sera transformé en réserve après, ce qui va répondre à un besoin pour nous», explique le directeur. Réalisés par l'entreprise nicolétaine Construction Therrien, les travaux estimés à 180 000 $ devraient commencer la dernière semaine de mars ou la première d'avril et s'étaler sur quatre ou cinq semaines.
Le nouveau pavillon s'attachera à la bâtisse actuelle par derrière, à sa droite quand on y fait face. L'accès sera possible via le parc littéraire. En fait, l'exposition sur la visite papale se tiendra techniquement dans deux salles; l'accès à la papamobile se fera par l'extérieur, et il sera possible de ne visiter que cette portion de l'exposition en défrayant un droit d'entrée moindre.
Autre fait important à souligner, les deux papamobiles utilisées en 1984 ont été construits par l'entreprise Échelles C E Thibault, de Pierreville. «Pour la région, c'est vraiment significatif», commente Jean-François Royal.
«C'est un objet unique et exceptionnel que les gens pourront voir», considère le directeur du musée en parlant de la papamobile. Mais plus globalement,
M. Royal rappelle que l'angle de l'exposition est axé «sur le souvenir, sur la fierté régionale. C'est une chance que le pape soit passé et se soit arrêté chez nous. Et Jean-Paul II était un pape très "médiatique". Ici, au musée, on dit qu'il était une "pope star"! Il a déplacé des foules, même si la pratique religieuse était en baisse».
Le pape était arrivé à Sainte-Foy le 9 septembre 1984, et dans sa tournée, il avait fait escale à Trois-Rivières, Montréal, Saint-John's, Moncton, Halifax, Toronto, Winnipeg, Edmonton, Vancouver et Hull / Ottawa. Il avait célébré la messe à la Basilique Notre-Dame-du-Cap le 10 septembre.