La Mauricie, terre d'annonces péquistes (vidéo)

Le Parti québécois a choisi la Mauricie et le Centre-du-Québec pour annoncer lundi deux autres composantes de sa plateforme électorale, deux régions où la formation compte faire des gains lors du scrutin de lundi.
Et c'est à cette occasion que la première ministre Pauline Marois a évoqué la possibilité de créer un centre d'expertise d'Hydro-Québec composé d'anciens ingénieurs de la centrale Gentilly-2.
Mme Marois était de retour lundi pour la quatrième fois de la campagne à Trois-Rivières. En matinée, elle était à l'usine Kruger-Trois-Rivières en compagnie de Pierre Karl Péladeau, Nicolas Marceau, Simon Prévost et Alexis Deschênes. Le but de la visite était d'annoncer un programme de 82 millions de dollars pour aider les entreprises québécoises à exporter.
C'est durant cette visite que Mme Marois a été interpellée concernant la situation de travailleurs de la défunte centrale qui sont partis travailler dans d'autres régions du Québec pour gagner leur vie. Mme Marois a eu ce commentaire sur la pertinence de créer un tel organisme qui permettrait de conserver dans la région des gens de haute compétence.
«C'est une idée qui mérite d'être évaluée», raconte la première ministre, qui affirme d'autre part compatir avec les gens qui ont été touchés par la fermeture de la centrale nucléaire.
Pour ce qui est du programme de 82 millions de dollars, le Parti québécois a l'objectif d'amener 1000 nouvelles entreprises à exporter sur une période de cinq ans.
«Nous devons reprendre notre économie en main et le Parti québécois s'engage à faire passer les exportations de 45,8 % à 55 % du PIB», ajoute Mme Marois, qui reconnaît que le taux peut paraître ambitieux aux yeux de certains observateurs, mais qui affirme que le défi est à la hauteur du talent des entrepreneurs d'ici.
En après-midi, le PQ a annoncé l'engagement d'un soutien aux producteurs et transformateurs laitiers en lien avec l'accord de libre-échange avec l'Union européenne. L'engagement a été fait à la fromagerie l'Ancêtre de Bécancour en présence de Mme Marois et de MM. Marceau et Prévost. Jean-René Dubois, le candidat de la circonscription de Nicolet-Bécancour, était sur place.
Cet accord pavera la voie à l'arrivée massive de fromages européens au Québec d'ici quelques années. Tout en rappelant que l'Union européenne, avec ses 500 millions d'habitants, représente un marché important, Nicolas Marceau sait que l'accord représentera un défi majeur pour les producteurs de fromage d'ici. Voilà pourquoi le PQ veut s'assurer que le gouvernement fédéral apporte des compensations aux producteurs québécois qui garantiront leur maintien.
«Nos producteurs laitiers doivent être entendus et protégés, indique le ministre des Finances sortant. Nous serons intraitables sur ce point.»
À la fin du point de presse, Pauline Marois a été interpellée par Joyce Renaud, du comité de vigilance gaz de schiste de la Mauricie. Mme Renaud voulait discuter avec la première ministre sur la nécessité d'adopter un moratoire concernant l'exploitation des gaz de schiste.
Pauline Marois a confirmé à Mme Renaud que le gouvernement a déposé un projet de loi en ce sens. De plus, le PQ prévoit revoir la politique nationale de l'eau.
Drainville dans Maskinongé
La ronde des ministres s'est également déroulée dans la circoncription de Maskinongé. Bernard Drainville était à Sainte-Ursule lundi matin pour affirmer qu'un vote pour Patrick Lahaie est un vote en faveur de l'adoption de la charte de la laïcité.
«Voilà maintenant plus de sept mois que nous débattons collectivement de cette charte. Nous croyons que l'élection constitue la meilleure manière pour les Québécoises et les Québécois de trancher, de choisir. Le 7 avril, les électeurs auront l'occasion de se donner une charte qui viendra définir le Québec dans lequel nous voulons vivre.», indique M. Drainville par voie de communiqué.