Le candidat du PQ, Alexis Deschênes, en compagnie de son fils Jules Garon-Deschênes, en grande discussion avec Geronimo Stilton.

La culture entre dans la campagne

Le Salon du livre de Trois-Rivières a amené la culture à l'avant-plan de la campagne électorale ce week-end. Les candidats de la grande région trifluvienne du Parti québécois (PQ), du Parti libéral du Québec et de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont tous présenté leur vision de la culture et leur position sur un débat important dans le monde de l'édition au Québec, le prix du livre neuf.
<p>Jean-Denis Girard, candidat libéral dans Trois-Rivières, a visité le Salon du livre avec son fils Marc-Anthony et sa conjointe Lise Hamel. On les voit ici avec l'auteur Richard Petit.</p>
<p>Les candidats de la CAQ, Martin Poisson et Andrew D'Amours. </p>
Samedi, les candidats péquistes dans Trois-Rivières et Maskinongé, Alexis Deschênes et Patrick Lahaie, ont ouvert le bal des interventions politiques au Salon du livre. Ils ont profité de leur visite au salon pour affirmer lors d'un point de presse que la culture était un enjeu important pour le PQ. Dimanche, Alexis Deschênes était de retour au salon en compagnie du ministre sortant des Finances et de l'Économie, Nicolas Marceau.
«Nous sommes heureux de nous associer à la culture du grand Trois-Rivières. Il y a des artistes incroyables, des écrivains de haut niveau. Trois-Rivières est une capitale de culture», a lancé d'entrée de jeu Patrick Lahaie.
«Alexis Deschênes et moi allons travailler ensemble avec notre collègue Noëlla Champagne (Champlain) pour continuer cet élan et encourager nos artistes et nos écrivains», a ajouté le candidat dans Maskinongé.
Alexis Deschênes estime pour sa part que la culture fait partie de l'identité de Trois-Rivières. Il ajoute qu'il a particulièrement été séduit par le titre de Capitale de la poésie. «Ça m'a branché dès le départ», a-t-il souligné.
Après les candidats péquistes samedi, c'était au tour dimanche du candidat libéral Jean-Denis Girard de visiter avec sa famille le salon et d'affirmer que la culture était «l'ADN de Trois-Rivières». Il a beaucoup insisté sur le fait qu'il participe avec sa famille comme Trifluvien aux nombreuses activités culturelles de Trois-Rivières depuis longtemps, contrairement dit-il à son adversaire péquiste qui n'est pas de la région.
«Trois-Rivières est une capitale de la culture», a souligné le candidat libéral dans Trois-Rivières en citant comme exemple les nombreux festivals, musées et activités culturelles qui ont lieu dans cette ville.
«On vit cette culture. Je suis ici avec mon épouse et mon fils. Et ce n'est pas arrangé», a-t-il ajouté en affirmant qu'il participe déjà comme Trifluvien aux activités culturelles. «Je vais tout faire pour soutenir la culture à Trois-Rivières, c'est notre produit d'appel.»  
Le livre Cap sur un Québec gagnant: le projet Saint-Laurent de leur chef François Legault en main, les candidats de la CAQ dans Champlain et Maskinongé, Andrew D'Amours et Martin Poisson, ont affirmé l'importance de soutenir les artistes locaux.
«Notre rôle en tant que député est de faire rayonner les artistes d'ici au Québec et le Québec à l'international», a lancé Andrew D'Amours.
Martin Poisson rappelle que la CAQ souhaite stimuler la demande et favoriser l'exportation des «produits culturels dans le monde». La CAQ mise sur la diminution des taxes et impôts pour les familles pour favoriser la culture.
«En promettant la libération de 1000 $ par année pour les familles, il y a une partie de ce 1000 $ qui va aller dans l'achat de livres», a précisé M. Poisson.
Le prix du livre neuf
Les deux candidats péquistes appuient leur parti dans sa volonté d'encadrer le prix du livre neuf. Le PQ a d'ailleurs annoncé cette semaine qu'il s'engage à déposer un projet de loi en ce sens, s'il prend le pouvoir.
«C'est fantastique la position que nous avons prise de s'engager à déposer un projet de loi», a affirmé le candidat du parti dans Trois-Rivières en avouant que des débats restent à faire au sujet des modalités.
«Un livre n'est pas un produit de consommation comme les autres. La littérature c'est tellement important, ça véhicule nos valeurs, notre histoire. Je pense que ce produit doit obtenir un traitement spécial.»  
Le libéral Jean-Denis Girard estime de son côté qu'il y a «une iniquité» entre les librairies et les grandes surfaces pour la vente de livres.
«Il faut se pencher là-dessus. Il ne faut pas que les libraires soient pénalisés et il faut s'assurer que nos auteurs et que nos livres soient distribués de la bonne façon. C'est certain que ça va être analysé dès mon arrivée au pouvoir», a-t-il souligné en précisant qu'il aime acheter ses livres au salon directement aux auteurs.
La CAQ est contre le prix unique du livre neuf. Andrew D'Amours estime qu'une politique encadrant le livre neuf engendrerait une «hausse inévitable des prix». «Les gens à revenus plus faibles ou moyens n'auraient plus les moyens de s'acheter des livres.»
Les très nombreux visiteurs du Salon du livre représentaient autant d'électeurs potentiels pour les candidats aux élections.
En matinée samedi, la députée sortante de Champlain a aussi fait sa visite du Salon du livre.
Dimanche, les candidats libéraux dans Champlain et Maskinongé, Pierre-Michel Auger et Marc H. Plante ont eux aussi été à la rencontre des électeurs qui visitaient le salon au même titre que le candidat de la CAQ dans Trois-Rivières, Diego Brunelle.