Alexane Lavoie, Megan Quessy, Stéphane Boileau, directeur général de la Classique, Élodie Rivard, Sandrine Lamy et Claude Auchu, président exécutif de LG2, ont souligné ce beau partenariat.

La Classique prépare la relève

Le canot long parcours pourrait-il faire une percée dans les écoles de la région comme l'ont fait une panoplie de sports dans les dernières années? C'est ce qu'espère la Classique internationale de canots qui est venue en aide à un groupe d'élèves de l'école secondaire du Rocher de Shawinigan.
Cette année, une trentaine de jeunes se sont inscrits dans un volet sportif à concentration rabaska. Depuis cet automne, ils s'entraînent sur les différents plans d'eau de la région dans des embarcations à neuf places.
Or, l'école du Rocher n'avait à sa portée que deux rabaskas, ce qui n'était pas suffisant. La Classique est alors venue en aide financièrement en compagnie de la firme de communications LG2 - dont les racines sont profondément mauriciennes - pour permettre l'ajout de cette troisième embarcation.
«Tout le monde s'est mis ensemble, lance le directeur général de la Classique, Stéphane Boileau. On implante ça dans les écoles et on vient en support. On va le faire ailleurs. Chaque fois qu'on peut faire quelque chose pour initier les jeunes et que ça ne coûte pas trop cher, on va le faire. C'est important de préparer la relève. Les liens, on va continuer à les faire avec les écoles et les clubs de canotage.»
Tout cet entraînement a culminé sur la journée de jeudi. Sur l'heure du dîner, une douzaine d'élèves ont pris la route de Rivière-aux-Rats pour s'attaquer à la redoutable rivière Saint-Maurice pour un trajet de 90 km qu'ils allaient compléter en deux jours. De plus, une rencontre avec un ambassadeur de la communauté atikamekw est aussi au menu afin d'en apprendre plus sur la vie et la réalité des Amérindiens. Un voyage payant pour la forme physique, mais aussi pour la culture.
«On a l'habitude de faire un après-midi de rabaska, mais cette fois, ce sera la première vraie grosse sortie. La deuxième journée va être difficile», soulignait la jeune Alexane Lavoie, prête à relever le défi de ce sport qu'elle n'aurait jamais pensé pratiquer il n'y a pas si longtemps.
«J'ai trouvé que c'était une super idée ce programme. Je n'avais jamais pratiqué le sport de la rame. Dès qu'on s'est retrouvés sur l'eau, j'ai vraiment accroché. En ramant à plusieurs, ça m'a permis de rencontrer d'autres personnes.»
Boileau voit d'un bon oeil cette première sortie sur plus d'un jour en canot long parcours. Il espère revoir certains de ces visages dans quelques années lors de la première fin de semaine du mois de septembre. «Imaginez que sur les 30 élèves, il y en a quatre ou cinq qui viennent pour la Classique. La piqûre est là, ils sont motivés. C'est aussi ça le rôle de la Classique, de développer le sport. On ne peut pas être uniquement un événement, sinon, on s'en va dans le mur.»