Le candidat péquiste dans Nicolet-Bécancour, Jean-René Dubois, a été présenté par le ministre régional Yves-François Blanchet.

La candidature de Dubois confirmée dans Nicolet-Yamaska

Candidat officiel du Parti québécois dans Nicolet-Bécancour, l'ancien directeur général de la Commission scolaire de la Riveraine, Jean-René Dubois, se dit à l'aise avec la position du gouvernement en ce qui concerne la fermeture de Gentilly-2 et la fusion possible de commissions scolaires.
Dans le cas de la centrale nucléaire et de la perte de 800 emplois, il rappelle que le PQ l'avait clairement annoncé et «Aussant aussi d'Option Nationale».
«Ça prend de l'audace et du courage pour prendre des décisions difficiles. J'ai fermé l'école de mon village à Manseau. Ce n'est pas évident. Il faut l'expliquer et prendre le temps de le faire», a-t-il confié, lundi, au Nouvelliste en marge de la conférence de presse confirmant sa candidature pour les prochaines élections.
Interrogé au sujet de possibles fusions de commissions scolaires évoquées lors du dépôt du budget Marceau, cet employé «en année sabbatique» n'interprète pas les éléments budgétaires de la même façon, y voyant une possibilité de regrouper des services pour être plus efficace.
Par exemple, M. Dubois raconte que du côté de la Commission scolaire de la Riveraine, on avait commencé à envisager un regroupement de services avec les deux villes du territoire au plan de la taxation, du transport et de l'équipement informatique.
«Avant de regarder les structures, il faut se poser la question suivante: qu'est-ce qu'on veut comme éducation? Peu importe le village ou la ville, les jeunes doivent avoir des chances égales et des services de qualité», a-t-il fait savoir en entrevue.
Au plan économique, le candidat péquiste dit vouloir valoriser l'entrepreneuriat et aider au démarrage de nouvelles PME afin d'optimiser l'utilisation du Fonds de diversification.
«Avec le Fonds, c'est le démarrage d'un changement de vision économique pour la région, un modèle appuyé sur la PME», s'est plu à affirmer le ministre régional, Yves-François Blanchet, devant quelques partisans réunis à l'Auberge Godefroy.
Le député de Johnson est d'autant plus heureux d'avoir comme candidat «l'un des grands experts de l'éducation» que l'enjeu, selon lui, sera de réussir cette «adéquation entre la formation de la main-d'oeuvre et le besoin des entreprises».
À la suite de ses premières rencontres avec les gens de son comté, répartis entre 37 municipalités et deux réserves autochtones, Jean-René Dubois a retenu les enjeux suivants: contrer l'exode des jeunes et la décroissance de la population, attirer les jeunes familles, lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale et augmenter le taux de diplomation aux études postsecondaires et universitaires, pour ne nommer que ceux-là.
«Je crois profondément que l'engagement politique est une vocation noble parce qu'il est au services des gens», a-t-il ajouté.
Finalement, le ministre Blanchet s'est refusé de commenter la candidature potentielle de l'ancien journaliste Alexis Deschênes dans le comté de Trois-Rivières, tout en ayant des bons mots pour Danielle St-Amand.