La cinquantaine de papetiers et les 225 employés de production et de maintenance de l'usine Kruger-Wayagamack ont commencé, lundi, à se prononcer sur l'entente de principe intervenue il y a plus d'une semaine.

Kruger-Wayagamack: l'entente de principe acceptée

Les travailleurs de l'usine Kruger-Wayagamack ont accepté mercredi l'entente de principe conclue le 24 janvier dernier entre leurs représentants syndicaux et la direction de l'entreprise.
Les termes de la nouvelle convention collective de quatre ans, qui devrait être ratifiée très bientôt, ont été acceptés par 77 % des membres des deux syndicats de l'usine de pâtes et papiers. 
Denis Rousseau, le président du local 216 d'Unifor qui représente 217 travailleurs, s'attendait à ce que ses membres recommandent la ratification de la nouvelle convention collective. 
«Nous avons presque le salaire et le fonds de retraite du contrat type [de l'industrie des pâtes et papiers]. Nous nous sommes basés sur le contrat type sur presque tous les points», souligne-t-il en précisant que les travailleurs auront des augmentations de salaire de 6 % étalées sur les quatre prochaines années. 
«On sait que ce que avons négocié n'est pas le Pérou. Ce n'est un pas super contrat. Mais on connaît la situation des papetières aujourd'hui. On pense
que Kruger avait aussi besoin de respirer», ajoute M. Rousseau qui qualifie le contrat de «très raisonnable». 
De son côté, le président du local 222-Q qui représente les 53 papetiers de l'usine, François Dupont, qualifie le nouveau contrat de travail «d'acceptable». 
C'est d'ailleurs en ces termes que les représentants syndicaux ont présenté l'entente de principe aux membres.  
Le nouveau contrat de travail ne prévoit pas de rétroactivité sur les cinq derniers années, même si les travailleurs étaient depuis 2010 sans convention collective.