La députée de Champlain Noëlla Chamagne.

«Jamais je ne permettrai que mon parti piège les Québécois»

«Jamais je ne permettrai que mon parti piège les Québécois». C'est par ce cri du coeur qu'au lendemain du débat des chefs la députée sortante de Champlain, Noëlla Champagne, a voulu répliquer à «la campagne de peur», des libéraux.
«Cette alerte à la bombe des libéraux ne donnera rien. Personne ne me parle de référendum dans ma campagne. Personne», a-t-elle martelé.
Amenée à préciser ce que sa chef entend par «Il n'y aura pas de référendum... tant que les Québécois ne sont pas prêts», la candidate péquiste répond que, tel qu'elle l'a expliqué lors de son passage au Musée québécois de culture populaire, Mme Marois veut se donner le temps de publier son livre blanc sur le projet de souveraineté pour ensuite partir à la rencontre des Québécois pour prendre le pouls.
Si elle juge que les conditions sont bonnes, elle pourrait alors déclencher un référendum. Lorsqu'on demande à Mme Champagne si cela pourrait se faire à l'intérieur des quatre prochaines années du nouveau mandat, elle répond que oui. «Elle (Mme Marois) n'a jamais dit qu'elle ne le ferait pas... mais ce n'est pas son premier choix. On n'a pas le goût de se lancer là-dedans pour perdre», a répondu Mme Champagne. 
Faisant à nouveau le bilan de sa campagne après 14 jours à sillonner la circonscription de Champlain, Mme Champagne s'est attardée sur les engagements en santé de son parti pour faciliter l'accès aux services et aux soins.
«Il est clair qu'il s'agit de la priorité numéro un des citoyens. Bien que 323 000 Québécois de plus ont accès à un médecin de famille, il y a encore beaucoup de chemin à faire. C'est d'ailleurs ce que j'entends lorsque je rencontre les citoyens. Ils veulent un médecin de famille pour ainsi éviter d'attendre des heures à l'urgence. C'est pour cette raison que nous compléterons le réseau des GMF.»
De plus, selon Mme Champagne, l'implantation du financement axé sur les patients permettra d'améliorer l'accès, la qualité, l'équité et l'efficience des services. Localement, la candidate a fait savoir que le prochain dossier sur sa liste était le regroupement des services du Centre de réadaptation InterVal. La candidate s'est aussi dite d'avis que le Centre Cloutier-du Rivage était là pour rester et donner des services de première ligne, et ce, malgré les rumeurs persistantes et récurrentes de sa fermeture prochaine.
La députée sortante de Champlain a aussi abordé les thèmes de la réussite et de la persévérance scolaires. Le Parti québécois vise d'ici 2020 que deux étudiants sur trois obtiennent leur diplôme dans les temps requis et que 80 % des étudiants l'obtiennent avant l'âge de 20 ans. «Nous souhaitons mettre en place une première politique ambitieuse avec une vision globale pour que nous puissions contrer ce fléau», a confié l'ex-institutrice.
Selon Noëlla Champagne, il faut agir rapidement et accompagner l'enfant, l'aider à reprendre confiance en lui, et ce, en très bas âge. C'est pourquoi elle assure qu'un gouvernement du Parti québécois poursuivra l'implantation des maternelles 4 ans en milieux défavorisés, parallèlement au déploiement du réseau des services de garde à contribution réduite, ce qui favorisera le dépistage précoce des enfants qui pourraient présenter un retard scolaire. Elle croit par ailleurs qu'une maternelle de ce genre pourrait s'implanter dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine.
«La persévérance scolaire nécessite aussi des ressources appropriées. C'est pourquoi un gouvernement du Parti québécois déploiera 600 professionnels dans les écoles afin d'aider les élèves handicapés, en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage. Valoriser la formation professionnelle demeure aussi un moyen de favoriser la persévérance scolaire. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous entendons poursuivre les investissements annoncés pour les centres de formation professionnelle», a précisé Noëlla Champagne.