C'est sur ces terrains en bordure du fleuve Saint-Laurent que sera construit l'usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour.

Investissement à Bécancour: une nouvelle «très réjouissante»

«C'est très réjouissant. C'est une technologie éprouvée en Norvège par une compagnie responsable.»
Voilà comment le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Guy Doucet, a réagi à l'annonce d'une usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour.
Selon lui, non seulement l'entreprise norvégienne pourra-t-elle desservir des régions éloignées, mais une municipalité comme Saint-Léonard-d'Aston pourrait y voir une façon de s'approvisionner en gaz naturel sans avoir à demander le prolongement du réseau. «Alors qu'il en coûterait14 millions pour en apporter, voilà une solution intéressante et facile», s'est plu à soutenir M. Doucet.
D'ailleurs, le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, est d'avis que SLNGaz pourrait effectivement desservir Saint-Léonard-d'Aston «à 20 minutes de route» tout en profitant d'une clientèle au nord du Québec, «dont le développement est à venir» a-t-il ajouté.
Confirmant que seule Gaz Métro dispose au Québec d'une usine de liquéfaction de gaz naturel pour usage interne, l'ancien maire reconnaît que «le danger nul n'existe nulle part».
«Ce n'est pas un gros format, l'usine sera construite sur le lot 19, à la tête du quai, près de l'arrivée sous-fluviale du gaz naturel. Et ce sont des gens qui ne s'improvisent pas», a fait remarquer celui qui parle d'une bonne nouvelle pour l'empreinte environnementale du Québec.
Avec l'ajout de cette usine, la construction prochaine d'IFFCO et une centrale au gaz de TransCanada Énergie qui pourrait un jour fonctionner, M. Richard admet qu'une troisième arrivée de gaz naturel «ne serait pas impossible» pour suffire à la demande.
Pour sa part, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, apprécie la transparence de l'entreprise et sa sensibilité environnementale, tout comme ce fut le cas avec IFFCO. «Je suis bien content. Je suis un gars recevant», a lancé cet ardent défenseur du développement durable.
Rencontré à l'extérieur des bureaux de la Société, le candidat de la CAQ dans Nicolet-Bécancour, Donald Martel, s'est plu à mentionner qu'il s'agissait de la quatrième annonce dans le parc industriel en un an et demi, même s'il est un député de la deuxième opposition.
«Je n'en prends pas le crédit, mais c'est plus que ce qui s'est fait dans les 40 dernières années», a conclu celui qui a rendu hommage à Maurice Richard pour de tels résultats.