Marie-Claude Camirand

Inondations à Trois-Rivières: deux conseillers refusés à une réunion

Alors qu'une rencontre de coordination des mesures d'urgence avait lieu dimanche matin pour faire le point sur les inondations à Trois-Rivières, les deux conseillers municipaux des secteurs touchés n'ont pu y assister.
Marie-Claude Camirand, la conseillère du district Chavigny, affirme qu'elle et son collège de Pointe-du-Lac, François Bélisle, se sont fait refuser l'accès à cette rencontre par le maire, Yves Lévesque.
«Nous sommes les deux conseillers concernés par les inondations. Nous voulions y aller pour avoir l'information directement de la source, mais la directrice générale a vérifié auprès du maire et il a refusé», dénonce la conseillère de Chavigny, Marie-Claude Camirand. 
«J'étais sans connaissance. J'ai besoin d'informations pour mes citoyens. J'ai de l'information partielle, je voulais aller directement à la source.»
Marie-Claude Camirand indique qu'elle et son collègue de Pointe-du-Lac ne voulaient pas s'imposer et déranger le personnel municipal. Elle affirme qu'elle est toutefois une source d'information pour ses concitoyens et que plusieurs se tournent vers elle pour connaître les derniers développements de même que les services offerts. 
«Franchement, je suis frustrée de cette situation. C'est inconcevable. On dirait que c'est de la petite politique sur le dos des inondations», ajoute la conseillère du district de Chavigny, qui n'a pas parlé directement au maire.
«C'est la seule réponse que j'ai eue. C'est spécial. Je ne suis pas une technicienne de bureau, je suis une élue. Je trouve ça particulier qu'on bloque l'accès à cette rencontre importante aux élus des secteurs concernés.» 
Le maire de Trois-Rivières affirme que ce type de rencontres est pour les intervenants en matière d'urgence et que les élus n'y sont pas conviés. Il indique de plus qu'il n'y assiste pas systématiquement. 
«Les élus n'étaient pas invités. Même moi j'étais à l'écart. On ne peut pas avoir tout le monde autour de la table lors de ces réunions. Ça serait le chaos et la cacophonie», soutient Yves Lévesque. «Est-ce que c'est parce que nous sommes en campagne électorale?»