Le maire Jean-Guy Dubois

IFFCO: «On sera à la hauteur des attentes», affirme Jean-Guy Dubois

Dans son rapport sur le projet d'IFFCO, le BAPE a servi une mise en garde à la Ville de Bécancour au sujet de ses mesures d'urgence.
«On sera à la hauteur des attentes du BAPE», a toutefois affirmé le maire Jean-Guy Dubois lors de la dernière séance publique du conseil municipal.
La commission d'enquête est d'avis que la Ville de Bécancour tarde à intégrer les risques technologiques que représentent les activités du parc industriel et portuaire dans son Plan municipal de sécurité civile ainsi qu'à mettre en place le système d'alerte rapide qui sera utilisé pour aviser la population en cas d'urgence.
«La protection de la santé et la qualité de vie des citoyens commande à la Municipalité de respecter ses engagements pour que le tout soit réellement opérationnel en 2014», peut-on lire dans le rapport.
Le BAPE croit également que la Ville et la Société du parc industriel et portuaire devraient diffuser sur leur site Web respectif, dans les plus brefs délais, l'information requise pour que les citoyens soient informés des risques présents dans leur voisinage et des mesures à prendre en cas d'accident industriel, afin qu'ils soient à même de bien réagir et de se protéger.
«La sélection et la préparation de cette information devraient se faire en partenariat avec les parties prenantes, notamment le comité mixte municipalité-industries, y compris, éventuellement, des représentants d'IFFCO Canada», poursuit-on.
Par ailleurs, dans une optique de santé et de sécurité publique, la commission d'enquête est d'avis que la communication des risques technologiques et des mesures à prendre par les citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec pour se protéger en cas d'accident industriel autre que nucléaire est déficiente.
«On va mettre ça à jour et améliorer le site Internet», a promis le maire de Bécancour tout en soulignant qu'un plan de mesures d'urgence a pour caractéristique d'être toujours désuet.
Mont-Bénilde
Lors de cette même assemblée régulière, Jean-Guy Dubois a indiqué qu'un groupe de travail se penchait actuellement sur les usages potentiels du Mont-Bénilde.
«Ce serait dommage que ce soit donné à une entreprise pour des logements ou des bureaux, ou encore, pour être démoli», a-t-il commenté.
À ceux qui rêvent d'y voir une vocation d'enseignement, le premier magistrat fait remarquer «qu'il y a plus de 1000 places disponibles dans les écoles qui nous environnent».
«Il y a la possibilité de morcellement avec une forêt, un verger et des espaces lotissables pour logements», a fait savoir le maire de Bécancour.
Celui-ci a évoqué la possibilité de confier le tout à un organisme sans but lucratif dans un concept de partenariat public-privé. «Il faut que le projet soit viable et gérable. Mais il faut essayer de conserver cette institution. On continue à travailler», a-t-il ajouté.
Lundi dernier, son conseil municipal a réfléchi pendant plusieurs heures sur «ce que sera Bécancour en 2025». «Il faut savoir où on s'en va. La Ville, ce n'est plus six secteurs, on travaille ensemble de plus en plus. Je suis enchanté de la vision de son développement. On a jeté les premières bases. Mais ça demande des décisions et des investissements, entre le rêve et la réalité. Personne n'a dit qu'on va être 24 000, mais entre 16 000 et 17 000. On va grandir», a raconté M. Dubois.
Développement du parc LaPrade, dézonage d'une partie du territoire agricole pour 125 terrains sur Port Royal vers l'ouest, voie cyclable avec des services, amélioration visuelle de la sortie sud du pont Laviolette et préparation des Fêtes du 50e de la Ville en 2015: voilà autant de projets qui sont menés simultanément à Bécancour.