Les chanteuses Sylvie Tremblay et Monique Fauteux reprennent le spectacle Viens on va se faciliter la vie, créé en 1992 par Sylvie Tremblay et Hélène Pedneault.

Hommage à Hélène Pedneault

Près de trois ans après le décès de son amie Hélène Pedneault, la chanteuse Sylvie Tremblay reprend le spectacle Viens on va se faciliter la vie, que les deux femmes avaient créé en 1992. C'est avec Monique Fauteux qu'elle y redonnera vie demain à la salle Rodolphe-Mathieu de l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Hélène Pedneault est une écrivaine et militante née à Jonquière en 1952 et décédée du cancer le 1er décembre 2008. Celle qui avait travaillé comme journaliste et chroniqueuse avait aussi écrit des chansons, dont les paroles de Du pain et des roses, thème de la Marche des femmes en 1995.
Elle a également signé une biographie de Clémence DesRochers ainsi que l'adaptation du téléroman Sous le signe du Lion. Comme militante, on l'associe aux causes des femmes, de la souveraineté du Québec et de la protection des cours d'eau.
En 1992, les deux amies qu'étaient Hélène Pedneault et Sylvie Tremblay ont élaboré un spectacle qui mariait les textes de la première et les chansons de la deuxième. «Le chansons de l'une allaient avec les textes de l'autre. C'était Hélène, moi, et des invités différents à chaque spectacle», explique Sylvie Tremblay.
Deux ans après le décès de l'écrivaine et militante, des gens ont suggéré à sa comparse de ressusciter le spectacle, comme un hommage à la disparue. La chanteuse a pensé à leur amie commune, la chanteuse Monique Fauteux, pour reprendre les lectures des textes d'Hélène à sa place, en fait.
En mars 2011 était donc présenté au Gesù, à Montréal, une nouvelle mouture de Viens on va se faciliter la vie. Une autre amie, la chanteuse et guitariste Geneviève Paris, s'est jointe au projet, en tant qu'«invitée récurrente».
Absente de la scène musicale depuis une décennie, la chanteuse a ressenti l'appel de la musique, plus fort qu'elle. «La musique m'a reprise, sans me donner le choix», formule celle qui a travaillé dans le multimédia pendant dix ans avant de reprendre la guitare et la composition l'été dernier.
Le spectacle présenté au pavillon Michel-Sarrazin de l'UQTR alliera donc, comme à son origine, les textes d'Hélène Pedneault, lus par Monique Fauteux et les chansons de Sylvie Tremblay en plus de celles, nouvelles, de Geneviève Paris.
Le concept des invitées spéciales n'est pas abandonné pour cette version 2.0 du spectacle. Pour sa représentation trifluvienne, Patricia Powers livrera des mots de son crû, et la chanteuse Isabelle Lefebvre interprétera quelques airs également. «C'est un enchaînement vraiment organique, ça coule de source», décrit Geneviève Paris.
Cette dernière salue l'intégrité et l'intelligence de son amie disparue.
«Son amitié, aussi. Elle était de ces amies qui sont là même quand ça ne va pas». ajoute-t-elle. Sylvie Tremblay, elle, admirait l'humanité de leur amie. «Pas une humanité mièvre», précise-t-elle en parlant de celle «qui se réclamait d'être une intellectuelle et vous faisait sentir plus intelligent à son contact». Le spectacle est prévu à 20 h, et les billets pour y assister son en prévente au coût de 25 $ (15 $ pour les étudiants) à la librairie Clément-Morin et seront vendus à la porte le soir du spectacle.