Sidney Crosby et l'entraîneur de l'équipe canadienne Mike Babcock.

Hockey masculin: un piège à éviter

Équipe Canada, pour connaître du succès dans le tournoi à Sotchi, doit absolument éviter les pièges reliés à la surface olympique. Et donc, ne pas répéter les erreurs du passé.
Ça veut dire laisser de côté le bon vieux style canadien chip and forecheck, et être beaucoup plus patient. Un échec-avant à deux hommes sur une surface olympique, avec la robustesse à l'avant-plan, ça ne fonctionne pas sur une longue période! Ce n'est pas toujours évident de convaincre les joueurs d'être patients, alors Mike Babcock et ses adjoints doivent réussir à vendre leur salade.
Le contrôle de la rondelle, le temps de possession et l'échec-avant en zone neutre deviennent particulièrement importants sur cette surface de jeu. En zone neutre, si deux de tes joueurs se font battre par la même passe, tu es dans le trouble.
L'autre enjeu, c'est d'être en mesure de jumeler la vitesse des équipes comme la Russie et les États-Unis. On a senti que c'était un détail important pour l'équipe lorsque les dirigeants ont annoncé les joueurs retenus pour le tournoi. Je m'attends à voir Babcock composer ses trios avec équilibre au point de vue vitesse. C'est, selon moi, un ingrédient essentiel d'une recette gagnante.
Autre point: j'ai lu aujourd'hui (hier) que les trois dernières médailles d'or au hockey masculin ont été gagnées par des équipes qui n'encaissaient pas de décalage. C'est un fait intéressant et j'espère que les dirigeants de l'équipe ont pris les moyens pour s'assurer que leurs joueurs ne subiraient pas les effets du décalage horaire.
Un mot en terminant sur la Russie. J'ai hâte de voir comment le pays hôte va gérer la pression lors du tournoi de hockey. Le talent au sein de la formation russe ne fait aucun doute. Par contre, je ne suis pas convaincu que le groupe a le leadership et la maturité pour ne pas être affecté négativement par la pression qui vient avec le privilège de se produire devant ses fans.
C'est à tout le moins un point d'interrogation. La bonne nouvelle pour l'équipe russe, c'est que les dirigeants ont fait un excellent choix en offrant le titre de capitaine à Pavel Datsyuk. S'il y a un gars dans cette équipe qui peut exercer une bonne influence sur ses coéquipiers, c'est Datsyuk.
Propos recueillis par Steve Turcotte