Le bureau trifluvien de la firme d'avocats Heenan Blaikie va maintenir ses activités.

Heenan Blaikie: survie du bureau de Trois-Rivières

Alors que la firme d'avocats Heenan Blaikie va procéder à une dissolution ordonnée de ses activités, le bureau de Trois-Rivières, présent depuis une vingtaine d'années, maintiendra tout de même ses activités et sa clientèle, et ce, avec la quinzaine de ressources en place.
<p>Me Jean Boulet</p>
«On continue comme si de rien n'était. Et la dissolution, ce n'est pas une faillite», a confié au Nouvelliste l'un des trois associés du cabinet trifluvien, Me Jean Boulet, avant de rencontrer la presse régionale.
Selon le directeur, le bureau de Trois-Rivières était le plus sain financièrement au Canada et le mieux géré dans l'ensemble.
«On est sollicité par d'autres cabinets pour faire une alliance stratégique. On est en discussion avec trois bureaux parmi sept ou huit communications de grands cabinets. Et il y a l'option de devenir un bureau indépendant à Trois-Rivières. Mais c'est une valeur ajoutée que d'être lié à un autre cabinet pour amener une diversité d'expertises», affirme celui qui évoque un changement de raison sociale inévitable d'ici la fin du mois, mais à la même adresse, au coin des rues des Forges et Royale, au centre-ville.
Idéalement, Me Boulet aurait souhaité la création d'un cabinet provincial Heenan Blaikie avec les points de chute de Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières. Mais la fragilité du bureau montréalais rendait peu probable un tel scénario. «Ce ne sont pas les bureaux régionaux qui ont blessé Heenan Blaikie, mais les grosses villes. Et ce n'est pas vrai qu'il y avait trop de bureaux régionaux. Ils étaient les mieux gérés», a-t-il tenu à préciser.
Ce dernier a rappelé que depuis sa création en 1973, Heenan Blaikie avait une «excellente réputation» via ses bureaux dans neuf villes du Canada, dont quatre au Québec. Mais cette véritable institution évoluait dans une conjoncture particulière pour l'ensemble des services professionnels, a-t-il expliqué.
«Il y a eu le ralentissement économique, une multiplication des services d'accès à l'information juridique et depuis un certain nombre d'années, on a connu des départs à Toronto, Calgary et Montréal, mais aucun à Trois-Rivières. Et il n'y aura pas de rupture de services», a conclu Me Boulet qui dit «s'assurer que les intérêts de nos clients soient protégés».