Heenan Blaikie met fin à ses activités

Le prestigieux cabinet d'avocats Heenan Blaikie met fin à ses activités. Une dissolution complète de l'organisation, fondée à Montréal en 1973, s'effectuera au cours des prochains mois.
Le cabinet Heenan Blaikie comptait dans ses rangs de nombreuses personnalités, dont l'ancien premier ministre du Canada, Jean Chrétien, l'ancien premier ministre du Québec, Pierre Marc Johnson, et l'ex-juge de la Cour suprême du Canada, Michel Bastarache.
Mercredi soir, un vote a été mené dans plusieurs bureaux du cabinet d'avocats, à la fois à Montréal, mais aussi ailleurs au pays. Les détails du résultat n'ont pas été divulgués.
Il a été décidé qu'une «dissolution ordonnée» se déroulerait, afin de permettre de servir les clients actuels de la firme «sans interruption ou perturbation de services», a fait savoir l'entreprise dans un communiqué.
Heenan Blaikie comptait dans ses rangs quelque 500 avocats, réparti dans huit bureaux à travers le Canada. À Trois-Rivières, le bureau compte trois associés, Me Jean Boulet, Me Marie-Josée Hétu et Me Yves Rocheleau. Sept autres avocats y sont rattachés, selon le répertoire du cabinet.
Au cours des derniers jours, l'éventuelle fermeture du cabinet a été accueillie avec consternation par plusieurs avocats des bureaux situés à l'extérieur du Québec.
Une source au sein de l'organisation a indiqué que la disparition du cabinet constituait une très mauvaise nouvelle pour l'ensemble du monde juridique canadien.
Si un certain ralentissement du nombre de contrats était observable dans certains bureaux, il demeure que la santé financière du cabinet aurait pu permettre la poursuite des activités, a insisté cette source.
De nombreux avocats d'Heenan Blaikie ont été recrutés au cours des dernières semaines par des compétiteurs et l'annonce de mercredi ne fera qu'accélérer les départs.