Frédéric Dion a réussi à atteindre le centre de l'Antarctique en un temps record. Il a décidé de poursuivre son expédition.

Frédéric Dion en quête d'un autre record

Après avoir réussi les exploits d'atteindre le point le plus éloigné de la côte en Antarctique, le «pôle sud d'inaccessibilité», et s'être rendu par la suite au «pôle sud géographique» en solitaire, l'aventurier québécois Frédéric Dion se lance un autre défi.
Après un repos, en ce jour de Noël, il poursuivra son périple pour compléter la traversée de l'Antarctique «par son centre». Il estime que ce serait une première mondiale.
En entrevue à La Presse Canadienne, jeudi, Frédéric Dion a indiqué qu'il avait encore «de la nourriture, de l'énergie et de l'audace» pour continuer. Il se donne donc 15 jours pour effectuer 1130 kilomètres supplémentaires en ski, tiré par un cerf-volant.
L'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel rappelle qu'il avait planifié 65 jours d'expédition, et qu'il a en mis seulement 46 pour réaliser ses deux premiers exploits, sur 3000 kilomètres.
Il ne prévoit donc un retour au Québec qu'à la mi-janvier.
Frédéric Dion avoue que c'est «dur» pour lui d'être loin de sa famille. Il se dit déchiré entre le goût de vivre une grande aventure et le désir d'être auprès des personnes qui comptent le plus pour lui.
L'homme de 37 ans précise que son pire ennemi jusqu'à présent a été l'ennui, qu'il a souvent éprouvé du fait d'être éloigné de sa femme et de ses enfants. Il ne communique avec eux qu'une seule fois par semaine.
Frédéric Dion demeure humble face à ses exploits, rappelant que sa plus grande aventure, «c'est celle d'être papa».