Le président Stéphane Boileau rappelle que le FestiVoix a su s'adapter aux nouvelles tendances du marché.

FestiVoix: multiplication des styles et des scènes

Un peu plus d'une semaine après la fin du festival, l'organisation du FestiVoix dresse un bilan très positif de ses onze jours de festivités qui se sont déroulés sous le signe du beau temps. Alors que le travail pour la prochaine édition est déjà enclenché, le président du FestiVoix, Stéphane Boileau, n'était pas en mesure hier de déterminer l'implication qu'aura le nouvel amphithéâtre dans la prochaine édition. Il réitère toutefois son désir d'inclure cette nouvelle scène dans la programmation, une fois que sa date d'ouverture sera confirmée.
«Avec un équipement comme celui-là, c'est clair que ça peut être utilisé», soutient Stéphane Boileau, en rappelant que l'organisation ne peut pas en tenir compte pour le moment, mais qu'elle se tient prête à collaborer avec ce nouveau joueur de la scène culturelle, le temps venu. 
Cela dit, le président du FestiVoix, Stéphane Boileau se disait satisfait de pouvoir proposer une offre musicale pouvant plaire à tous les goûts et toutes les ambiances, qui est en cohérence avec les changements dans l'industrie musicale.
«L'avenir va passer par la multiplication des styles et des genres musicaux et on va continuer à tabler là-dessus.» Le défi des prochaines éditions est donc de continuer à élargir le spectre de l'offre musicale. 
Le président mentionne que la dernière édition du FestiVoix confirme cette tendance lourde annoncée en 2007 lors du Congrès des festivals, événements et attractions touristiques, soit celle de la fin des très grands rassemblements, au profit d'une programmation éclectique qui plait à une plus grande variété de publics. 
Ces nouvelles tendances demandent aussi des changements concernant la promotion et la recherche de commandites, qui doit maintenant se faire dans des niches très spécifiques. «On doit s'adapter et rapidement.» 
«Il n'y a pas de petites scènes, il n'y a que des scènes qui ont du succès.» Il semblerait en effet que la qualité du spectacle ne dépende plus de l'ampleur de celui-ci. Bien que chaque scène ait eu son heure de gloire, le grand succès semble être la Scène des voix jazz qui depuis deux ans offre une expérience musicale différente, en raison de sa proximité avec le Bistro SAQ. Cette scène accueille aujourd'hui jusqu'à 1500 personnes. Le président tenait aussi à rappeler l'importance des spectacles en bars ainsi que son désir de maintenir la qualité de leur programmation. «Les foules sont plus petites que sur les autres scènes, mais c'est important de les avoir pour faire découvrir les artistes de demain. Les bars nous permettent aussi de jauger les nouvelles tendances.»
Cette programmation plus éclatée, combinée à des soirées à thématique country ou indie rock, a contribué à l'augmentation des bracelets journaliers, notamment par une clientèle extérieure à la Mauricie. Par exemple, les spectacles de Half Moon Run et de Gloria Gaynor ont attiré plus de 45 % de festivaliers de l'extérieur de la région. Cette année, 11 158 passeports et 9874 bracelets journaliers ont trouvé preneur, ce qui reste autour de la moyenne annuelle de 20 000 à 25 000 détenteurs d'entrées. 
Le FestiVoix se disait particulièrement fier cette année des spectacles en centres d'hébergement, du service de navettes gratuites, de l'augmentation de l'utilisation des vélos taxis, de l'achalandage de sa chaîne YouTube qui frise le million ainsi que de son nouveau site adaptatif. 
En tout et partout, ce sont 125 spectacles qui ont été présentés sur 13 scènes différentes, un nombre qui pourrait augmenter à 140. De nouvelles scènes, telles que les Voix Métal ou les Voix Sacrées pourraient voit le jour, alors que l'équipe a reçu l'approbation du conseil d'administration d'aller de l'avant dans l'étude de leurs possibilités.