Rami Renno, responsable de la programmation du festival Widewood, souhaite redevenir un lieu de découverte musicale en rassemblant plus de 25 groupes de musique émergents sur une même scène. Ici, il est en compagnie d'Étienne Bérard, gagnant du concours de moustache en 2013, une activité incontournable du Widewood.

Festival Widewood: que du nouveau pour 2014

Le festival Widewood rassemblera plus de 25 groupes de musique émergents pour la 14e édition de l'événement qui aura lieu du 31 juillet au 3 août prochain dans le secteur Saint-Georges-de-Champlain. Les organisateurs veulent revenir à leur créneau de base: être un lieu de découverte musicale.
Pour cette édition, tous les groupes qui offriront une prestation en seront à leur baptême du Widewood. «Cette année, on a fait table rase. C'est que du nouveau», assure Rami Renno, responsable de la programmation et de la technique du Widewood. Une décision qui s'explique par la possible redondance des styles musicaux. «Si tout le monde revient jouer à chaque année, on n'a plus de nouveautés. C'est ce qu'on veut éviter.»
Depuis plus de dix ans maintenant, le festival Widewood, organisé par le Regroupement pour la solidarité musicale en Mauricie (RSMM), souhaite faire une place de choix aux formations musicales de la relève de partout au Québec. Chaque année, des artistes de la région font également partie de la programmation. Rami Renno est toujours ravi de les recevoir, mais rappelle la dure réalité du milieu musical au Québec. «Ce qui est important pour les artistes locaux de notre génération, c'est d'aller jouer à l'extérieur. Ici, on les connaît. La prochaine étape pour eux, c'est d'aller jouer à Sherbrooke ou à Montréal.» 
Outre les 25 groupes qui se produiront sur scène en quatre jours, un spectacle de gumboots sera offert samedi après-midi et sera suivi d'un atelier pour découvrir cette danse percusive. Le dimanche matin, l'électrobrunch des survivants permettra aux fêtards de se rassasier sur des rythmes électroniques.
Les organisateurs qualifient le Widewood de «festival vert», eux qui font un effort particulier pour réduire leur empreinte écologique. Selon eux, ce virage vert est cohérent avec leurs valeurs. «On est dans la musique, on est dans l'éveil de conscience. La musique devient un média pour propager des messages», soutient Alex Guérin, responsable du côté environnemental de l'événement. 
Parmi les nouveautés, les festivaliers pourront se prémunir d'un «bock» réutilisable afin d'éviter l'accumulation de verres de carton. Un système de compost et de recyclage sera également mis en place.
Les organisateurs espèrent attirer 3000 visiteurs. Les passeports pour la fin de semaine (camping inclus) sont en prévente au coût de 30 $ à la microbrasserie Le Trou du diable. Ils seront en vente à la porte pour 40 $. L'accès pour une journée sera offert à 20 $. Les détails de la programmation sont disponibles sur la page Facebook de l'événement.