Pierre Giguère

FerroAtlántica: Pierre Giguère en a glissé un mot à son chef

Les Shawiniganais ne doivent pas craindre que l'élection du Parti libéral du Québec puisse faire glisser l'usine FerroAtlántica vers le Saguenay-Lac-Saint-Jean parce que le chef, Philippe Couillard, tente de se faire élire dans Roberval.
Le candidat dans le comté de Saint-Maurice, Pierre Giguère, a apporté cette précision vendredi après-midi, alors qu'il dressait un bilan de mi-campagne en rappelant les principaux engagements de son parti en santé, en développement économique, en emploi, en entrepreneuriat et pour les aînés.
Ce projet industriel a été annoncé en janvier par la première ministre, Pauline Marois, pendant le Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Le producteur de silicium prévoit investir 375 millions $ et créer 300 emplois au Québec.
La Mauricie et le Saguenay paraissent en tête de liste des régions susceptibles d'accueillir cet investissement industriel majeur. Philippe Couillard provoquerait son effet dans son nouveau comté si, une fois élu, il attirait la multinationale dans sa région.
«Il connaît les besoins de Shawinigan», commente M. Giguère à propos de son chef. «Il va travailler pour le Québec et je suis convaincu qu'il connaît nos besoins, qui sont très importants pour notre communauté.»
«Il a été sensibilisé sur cette question il y a deux semaines, quand il est venu à Grand-Mère», ajoute M. Giguère. «J'ai visité son autobus. Nous avons pris le temps de discuter de certains dossiers et c'en était un très important. C'est de l'emploi et ici, nous avons un problème majeur sur ce plan.»
S'il est élu, M. Giguère ne laisse planer aucun doute sur l'acharnement qu'il mettra dans ce dossier en particulier.
«Je souhaite de tout coeur que ça se passe ici, parce que nous en avons besoin», insiste-t-il. «Shawinigan a besoin de ces emplois.»
Beaucoup de terrain
Depuis le début de la campagne, M. Giguère multiplie les visites dans les commerces et les PME du comté de Saint-Maurice. Il se place en mode écoute sur les doléances des gens d'affaires.
«L'économie tourne au ralenti», observe-t-il. «Il n'y a pas un commerçant qui m'a dit que l'économie allait bien. Ces propriétaires travaillent plus qu'il y a deux ou trois ans.»
«La population a besoin d'oxygène, d'emplois, d'argent», ajoute-t-il. «La capacité d'achat diminue. Les gens ne veulent pas savoir ce qu'on va faire dans deux ans, mais dans les six prochains mois.»
M. Giguère a profité de la tribune pour glisser une réplique au député sortant, Luc Trudel, qui mentionnait la semaine dernière que les libéraux n'avaient rien fait pour favoriser l'émergence du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins.
«La collectivité s'est prise en main avec cette initiative», nuance l'aspirant libéral. «C'est un projet dont le crédit appartient aux intervenants locaux, qui ont favorisé l'éducation, la collaboration et l'innovation. C'est ensemble que nous l'avons fait!»
«Aujourd'hui, nous sommes rendus au fonctionnement du centre entrepreneurial», ajoute-t-il. «Il faut le rendre vivant, lui donner de l'oxygène.»
M. Giguère avance qu'à la fin de la semaine prochaine, il présentera un projet économique régional.
«C'est un investissement qui fera travailler du monde, qui aura un impact sur la communauté», glisse-t-il.