Jean-Marc Vanasse

Entre la musique et le communautaire

Jean-Marc Vanasse a connu une carrière enrichissante, enviable même. Il a travaillé à la GE Water & Technologies, boulot qui l'a amené à voyager beaucoup et loin. «J'étais toujours parti aux quatre coins de la planète», indique-t-il. Parmi ses réalisations, on note la mise en place de plans visant le développement mondial de relations d'affaires auprès de sociétés comme Atofina, DuPont, Esso, Hercules, Methanex, Rhodia, Shell et Total.
Quand l'heure de la retraite a sonné en 2008, elle a signifié le début de sa deuxième carrière: bénévole dans les secteurs musical et communautaire. On l'a sollicité pour son expertise, sa connaissance des dossiers et son éclairage. Aujourd'hui, il préside les conseils d'administration de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, de Vocalys et de la maison des jeunes L'Entr'amis, en plus d'être administrateur du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières.
«Quand tu es actif toute ta vie, tu ne peux pas arrêter. J'en connais qui ont arrêté et ils sont morts. Mon implication m'apporte un sentiment d'accomplissement, mais pas dans le sens d'avoir les feux de la rampe sur moi. C'est un vieux cliché, mais j'ai été chanceux dans la vie. Très chanceux. Et si je suis capable de donner pour égayer la vie culturelle à Trois-Rivières, ou la vie communautaire, pour que des gens puissent trouver un peu d'espoir, un petit peu de soleil, de la joie de vivre, mon Dieu que je suis content!»
«Quand tu rencontres quelqu'un qui est toujours triste, tu n'es pas porté à vouloir le revoir plus que cela. Tu veux peut-être l'aider. Mais quelqu'un qui a toujours le sourire, c'est plus accueillant. Et si à travers des actions culturelles et communautaires on est capable de remettre cette joie-là, bien tant mieux. Les Anglais ont une expression qui dit: «Derrière chaque nuage il y a du soleil!»», poursuit-il.
Son engagement dans le monde communautaire lui a fait comprendre les gens qui le composent. «Quand tu t'impliques dans ce milieu-là et que tu commences à voir de quoi il est question, c'est assez criant. On dépense énormément d'argent pour avoir de grosses structures gouvernementales qui ne touchent pas ces gens-là.
Toutefois, ceux-ci n'ont pas de chance dans la vie. Mais si on peut leur donner de l'espoir en travaillant sur l'estime de soi, et qu'à travers de petites actions on peut leur faire voir que de l'autre côté du ghetto il fait beau, et qu'en même temps les gens de l'autre bord du ghetto peuvent voir dans le ghetto et réaliser qu'il y a du bon monde... ce sera ça d'acquis.»
La musique est arrivée tôt dans la vie du petit Jean-Marc. Son père jouait du saxophone, et ça n'a pas tardé avant qu'il suive ses traces. Plus tard, avec des copains il a formé un groupe qui est devenu fort populaire: Les Misérables. C'était à l'époque de Jeunesse d'aujourd'hui.
Quand il est venu s'installer à Trois-Rivières en 1973, ça faisait déjà un certain temps qu'il ne faisait plus de musique. C'était jusqu'à ce qu'il joigne les rangs de la formation vocale Sérénade, avant de faire partie d'autres ensembles trifluviens. Après plusieurs années comme chanteur, une autre voie l'a appelé.
Avant de mettre un terme à sa carrière professionnelle, l'OSTR le convoitait pour joindre ses rangs administratifs depuis un certain temps. L'idée ne lui déplaisait pas, mais elle n'était pas compatible avec tous les déplacements que nécessitait son travail. La retraite s'est toutefois présentée plus tôt qu'il ne l'avait anticipée, et son association avec l'OSTR a débuté en 2009. Mais ce qu'il n'avait pas prévu, c'est qu'on lui offrirait la présidence du c.a. Une fois la surprise passée, il a accepté, mais avec l'idée de mettre en place des mécanismes pour assurer la pérennité de l'orchestre.
Presque cinq ans plus tard, il constate qu'une partie de ses objectifs est réalisée. «Je peux dire que les mécanismes sont en place, mais on n'a pas encore assuré la pérennité. Mais le prochain président aura la tâche beaucoup plus facile pour travailler ces mécanismes-là afin d'assurer la pérennité», indique-t-il non sans fierté.
Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.